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PRESSAFRIQUE
23.04.05 Tog. Compte-rendu
de la journée du 23.04.05 (J-1). Nicolas Lawson renonce à se présenter -
L'UE, La CEDEAO derrière le choix de la France - Irrégularités
pré-électorales généralisées en faveur du candidat de la junte militaire
au pouvoir selon les médias parisiens - Les Togolais seuls face à une
situation électorale des plus explosives - Le 24.04.05 jour
des élections présidentielles...
Nicolas Lawson a annoncé qu'il renonçait
(RFI 13h) à se présenter aux élections présidentielles qu'il qualifie de
mascarades électorales. Il déplore l'absence d'attention, de la
part de l'UE et de la communauté internationale, aux
informations alarmantes émises hier par le ministère de l'intérieur
togolais. Louis Michel appelle au calme et à se ranger
derrière les consignes de la CEDEAO, autant dire derrière les positions
françaises. Aucun observateur de l'UE n'est présent au Togo
alors que le Quay d'Orsay a confirmé hier sa demande que les élections
soient maintenues au 24.04.05 en accord avec la CEDEAO malgré tous les
dangers et les fraudes électorales massives qui s'annoncent selon des
rapporteurs de l'ONU (Le Figaro, Menaces sur le processus électoral
togolais). Dans un article publié sur UFC TOGO
intitulé Chirac main
basse sur le TOGO, il est
évoqué les collusions étroites et la soumission de la CEDEAO envers
la France.
Pour
François Esso Boko, évoquant les responsabilités
françaises dans Le Monde (Trois questions à...
François Boko) "Feindre d'ignorer qu'il existe de graves problèmes à
résoudre avant d'organiser une élection présidentielle, c'est conduire le
Togo dans un scénario similaire à celui qui a eu lieu en Côte
d'Ivoire". Libération ( Le
précédent ivoirien dans tous les esprits) revient sur l'inquiétude des ressortissants français
qui ont déja pour bon nombre envoyé leurs familles dans les pays
limitrophes notamment au Ghana. Si les ressortissants français seront
à priori protégés par les troupes françaises, 600
militaires supplémentaires ont été envoyés en renfort en prévision il
y a quelques semaines, il n'en va pas de même des Togolais qui seront
livrés à eux mêmes et aux militaires d'Eyadéma dans un pays aux
frontières fermées.
La communauté européenne et louis Michel en
tête se range derrière la France et la CEDEAO pour le
meilleur ou pour le pire. Elections à risque, s'il en est, tant les
risques de fraude massive risquent de constituer un véritable détonnateur
d'un mécontentement populaire. Mécontentement que la junte militaire
attend de pied ferme selon l'ex-ministre de l'intérieur (RFI
Scrutin sous haute
tension )! La plupart des leaders
Togolais, des dirigeants internationaux appellent au calme et à des
élections libres et transparentes demain, alors qu'aucuns gages de
garantie et aucuns éléments ne plaident en cette faveur.
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Selon
Libération (Au Togo, un scrutin au risque de
l'implosion Le régime a
noyauté la campagne pour faire élire dimanche le fils Eyadéma,
discrètement soutenu par Paris. ),
"un document circulant dans les
chancelleries occidentales indique, par ailleurs, que «la proportion
des électeurs ayant obtenu leurs cartes d'électeurs a été très
élevée dans les fiefs du pouvoir (dans le nord du Togo, ndlr), alors
qu'elle a été très faible dans les localités votant en faveur de
l'opposition (au centre du pays et à Lomé, ndlr)». «Même avec 10 000
observateurs chargés de surveiller le scrutin, Faure Gnassingbé
serait assuré de l'emporter», déplore un responsable étranger à
Lomé"
"Ce dimanche, ils ne seront que 150
observateurs, issus exclusivement des rangs de la Cedeao (Communauté
économique des Etats d'Afrique de l'Ouest). La France et l'UE ont
renoncé à en envoyer pour ne pas avoir à prendre partie. Mais malgré
son profil bas, l'ancienne puissance coloniale est accusée par
l'opposition d'avoir muselé la Cedeao. Après avoir dénoncé le coup
de force du 5 février, cette organisation régionale est restée
étrangement silencieuse durant la préparation contestée du scrutin.
Il reste que, de Paris à Bamako en passant par Dakar, tout se passe
comme si chacun s'était résigné à l'élection du fils Eyadéma soutenu
par une armée noyautée par l'ethnie du clan du défunt président (les
Kabiyés)"
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En attendant le début des
élections, les rumeurs les plus déconcertantes circulent à Lomé. Il est évident qu'un second
tour comme en Centrafrique serait une sortie de
secours enviable à la crise qui se dessine au Togo dans le pré-carré
françafricain sérieusement ébranlé. Mais il s'agit d'un scrutin à un tour.
Espérons que tout ira pour le mieux demain et que les élections seront
libres, tranparentes et véritablement démocratiques. Il ne reste plus que l'espoir, les Togolais ont été
abandonnés par la communauté internationale sous l'égide de la France via
son bras séculier à la
CEDEAO.
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