PRESAFRIQUE 26.04.05 
J+2 TOGO : FAURE 60,22% LOME BRULE- AU NOM DU PERE DU FILS ET DU PRESIDENT

C'était mathématique, imparable, on vous l'avait dit la Françafrique ne peut pas changer sa politique elle pérennise ses erreurs criminelles. Aux mêmes causes, les mêmes effets. Comme à son accoutumé la Françafrique hors de tout contrôle a décidé d'organiser le suicide de son pré-carré et pousser ses ressortissants dans ses néocolonies à l'exil contraint et forcé. Une sorte d'exil par la terreur au nom des intérêts supérieurs de nos multinationales et de la nation.

Car personne n'est dupe dans les milieux autorisés : le père Eyadéma, sergent chef de l'armée française,  avait été promu "gouverneur à peau noir" du Togo après avoir assassiné Olympio quasiment sous les ordres des hommes de Foccart-De Gaulle, selon Gilles Labarthe.


  Gilles Labarthe, Le Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux. p.48 :
"Vers 6 heures, ils voient arriver un émissaire du commandant Maîtrier. Informé par l'ambassadeur Mazoyer, ce dernier leur fait savoir où est Olympio, et leur demande "d'achever le travail commencé", au risque sinon d'être exécutés. Les plus "mouillés", dont Eyadéma, Bodjollé et Adewi, décident alors de repartir vers l'ambassades Etats-Unis. Le sergent Eyadéma a raconté la suite (comment il avait assassiné le président togolais ,ndlr) à deux journalistes le surlendemain Chauvel du Figaro et Pendergast de Time-Life..."  

Il s'est maintenu au pouvoir pendant plus de 38 ans grâce à la protection de ses maîtres et a constitué une armée clanique à son service tandis qu'en bon kleptocrate-serviteur  il mettait sous coupe réglée "son pays" et en pillait les richesses minières pour les redistribuer à lui-même, son clan et ses parrains françafricains. Un système ultra-libéral archaïque de privatisation des gains et de nationalisation des pertes bien avant l'heure. Dans les années 1990, Eyadéma s'est opposé au processus de démocratisation pour se maintenir en place dans un climat de répression et de terreur. Suite aux élections présidentielles truquées de 1993 et 1998, notre gouverneur s'était engagé à respecter la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Mais le Parlement a supprimé cette disposition afin d'ouvrir la voie au dictateur pour le scrutin de 2003. Réélu une nouvelle fois en 2003 avec les bénédiction françaises et par l'éviction de l'élu des Togolais le fils de Sylvanus : Gilchrist Olympio contraint à l'exil pour cause de tentatives d'assassinats, Eyadéma règnait en bon vassal des intérêts supérieurs de la Françafrique.

Le système profitait à beaucoup de monde dans l'ex-métropole et puis il est très vite devenu un ami "personnel" du président. D'autant plus que le Togo constitue pour la Françafrique militaro-industriel une région géostratégique des plus importantes : Lomé étant le seul port en eau profonde de la région et  les phosphates Togolais sont un vrai régal.  Et puis un beau jour  le tyran est mort sans même organiser sa succession. On a beaucoup pleuré ce criminel-ami de la France et du président dans le prétendu pays des droits de l'homme. Il a fallu alors penser à sa succession, ce que le bon Eyadéma en Ubu françafricain traditionnel n'avait  pas même parachevé (que nos amis Bongo, Déby, etc y songent prochainement eux qui sont en si mauvaise santé). Paris l'a aidé à mettre en place un  successeur filial en trafiquant la constitution du pays via un électron-mercenaire en col blanc et l'on a dépêché nos meilleurs publicitaires pour assurer l'image de marque du fils du tyran qui promettait d'assurer une nouvelle monarchie à la manière d'un Hassan. Mais notre gouverneur junior fut débarqué sous la pression d'un Obasanjo soudain piqué par le bon sens. Le coup d'état militaire fut déjoué par l'Union Africaine et la CEDEAO elle aussi piquée d'un moment de rare  lucidité et d'indépendance. Il ne restait plus que la voie des élections truquées pour restaurer notre néogouverneur junior et assurer la pérennité d'un système qui plonge un peuple entier dans la misère mais enrichit nos multinationales et la mafiafrique.

Seulement voilà, le peuple pillé, martyrisé, incompris ne l'entendait pas de cette oreille et demandait des élections démocratiques libres et transparentes. Cela fut et reste une véritable offense à la Françafrique et à son président. Malgré les appels d'ONGs (Amnesty International, Fédération Internationale des Droits de l'Homme, Survie, la Ligue Togolaise des Droits de l'Homme...) criant aux nombreuses irrégularités qui jalonnaient la préparation du scrutin, malgré les appels, chose unique dans l'histoire françafricaine, d'un ministre de l'intérieur provenant du sérail appelant à suspendre le scrutin pour éviter un "bain de sang", la Françafrique attirée par la convoitise sans merci  et des intérêts plus occultes est restée sourde et aveugle aux appels d'un peuple francophone aspirant tout bonnement au droit à l'autodétermination et à l'indépendance. Ce fut le sacrilège suprême, les africains n'étant pas prêts pour la démocratie depuis la première république d'Haïti, cela est bien connu, on chargea notre bras séculier à la CEDEAO d'assurer la basse besogne. Non, il n'y a pas de fraudes, non Faure est un candidat exempt de tout reproche, oui il est légitime et le temps imparti pour organiser les élections est largement suffisant.

Ainsi on vit un scrutin émaillé de quelques "incidents" caractérisés par la mort de plusieurs personnes, par la fraude électorale généralisée, le bourrage des urnes, les menaces des militaires et  les exécutions sommaire de dangereux résistants-révolutionnaires-utopistes dans la digne tradition de Marat, qui avaient osé s'opposer au vol des urnes et aux trucages des élections.


FIDH 26.04.05
La FIDH condamne la mascarade électorale

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) condamne les nombreuses irrégularités observées au cours du scrutin présidentiel du dimanche 24 avril 2005, et les violences ayant entraînées la mort d'au moins 7 personnes ainsi que de nombreux blessés. Ces informations lui ont été transmises par le chargé de mission de la FIDH, présent dans le pays au moment du scrutin et la Ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH), organsiation membre de la FIDH.

Ainsi, le chargé de mission de la FIDH a été témoin dans le quartier de Bé de l'exécution extra-judiciaire d'un manifestant. Le lundi 25 avril 2005 à 10h15 à côté de l'hôtel Rosalie, une voiture de police s'est en effet présentée au niveau d'une dizaine de manifestants de l'opposition et depuis le véhicule, un agent des forces de l'ordre à ouvert le feu touchant mortellement au front un manifestant.


  La messe fut dite, la CEDEAO récita son texte : "les élections se sont déroulées dans le calme et la transparence". Des objections, des questionnements de la part d'ONG, d'acteurs internationaux, de parasites? La réponse du quai d'Orsay fusa : «Nous sommes heureux des conditions globalement satisfaisantes dans lesquelles se sont déroulées les élections d'hier malgré un certain nombre d'incidents»

LE FIGARO 26.04.05  Par Patrick Saint-Exupéry
Togo : Paris soutient le scrutin contesté 

Après s'être longtemps retranché derrière les prises de position de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), Paris est sorti hier du bois afin d'apporter tout son crédit au scrutin présidentiel togolais, marqué par de violents affrontements et de multiples accusations de fraude.

Intervenant du Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, a qualifié de «succès» les opérations de vote : «Nous sommes heureux des conditions globalement satisfaisantes dans lesquelles se sont déroulées les élections d'hier malgré un certain nombre d'incidents.» Au moins trois personnes ont été tuées dimanche à la clôture du scrutin et des dizaines d'autres blessées. De nouveaux affrontements étaient signalés hier en début d'après-midi...


Autrement dit, on fait ce que l'on veut, mêlez-vous de ce qui vous regarde...Malheureusement le certain nombre "d'incidents" fut amené à croître comme l'avait prédit le maudit Nostradamus nommé Boko qui a eu le mauvais goût de se réfugier à l'ambassade d'Allemagne du Togo havre de paix  transitoire. Ses jours seraient comptés et à l'heure actuelle on ne sait pas si l'ambassadeur allemand a obtempéré aux demandes du président (selon une ONG germano-togolaise voir encadré) ou bien si Boko est encore en vie.


 ICI LOME
Communiqé de l'Association Germano togolaise
- [ 4/24/2005 ]

ASSOCIATION GERMANO TOGOLAISE.
VR 2141 Amtgercicht würzburg

Adresse

Postfach 5146; 97001 Würzburg
Tel: +49 162 49 78 051; Fax +49 931 2257663
E- mail: agertode@yahoo.de
Web site: www.web-africa.org/agerto

Mesdamnes et Messieurs,


Nous venons d'apprendre que le Président Français fait pressions sur Herr Klaus GÜUNTHER Grohman ; AmBassadeur d´Allemagne au Togo Pour que l´ambassadeur livre Le Ministre Togolais BOKO Esso aux autorités Togolaise.

L´ambassadeur refuse de le livrer mais nous ne savons plus ce qui se négocie dans l´obscurité. Veuillez tous envoyer une lettre ou appeler l´Ambassadeur pour demander que Mr BOKO Esso Soit maintenu à leur disposition jusqu´à nouvel ordre.

Quel crime fait la France ? Quelle horreur ? Ce Président Français n´est pas Dieu : Dénoncons le et envoyez lui des milliers de lettres. A t´il peur des secrets que le Ministre dévoilera contre lui ?.

L´Allemagne n´est pas la France. L´Allemagne n'est pas corrompu. Ne veut pas perdre sa dignité et ne veut pas avoir peur de la France.
Vive der Herr Klaus GÜNTHER Grohman


On avait pourtant réussi à se débarrasser de ce fouille-chose de Saint-Exupéry (celui là même qui avait révélé comment la Françafrique avait appliqué son savoir faire militaro-scientifique au Rwanda en 1994) en le réembarquant illico presto vers Paris à son débarquement à Lomé. Quant à Boko, on allait quand même pas se laisser polluer par un traître réfugié dans l'ambassade de nos séculaires ennemis.  Sus aux vendus et vive la tyrannie !

Et puis le prévisible advint : Faure remporta frauduleusement les élections, tout en essayant de corrompre moralement Gilchrist Olympio, et ce fut le déchaînement, l'insurrection d'un peuple en mal de liberté et de démocratie. Ce que tout le monde avait vu venir et que tout le monde avait prédit tant les indices étaient énormes. Mais la junte militaire installée par la France depuis 40 ans n'allait quand même pas abandonner tant d'acquis sociaux après tant d'années de lutte pour les laisser à ces Nègres.  Eyadéma and co  firent donc venir "les escadrons de la mort" (dont le fameux journaliste - empêcheur de massacrer en rond - cité ci-dessus est un sacré spécialiste et débusqueur) pour faire place nette. Ces commandos de choc, dont nous n'irons pas jusqu'à dire qu'ils sont une création de l'école de guerre de Paris et une émanation du savoir faire françafricain, n'ont pas hésité à tirer à balles réelles sur la population concrétisant la sinistre prédiction du maudit Boko quant au "bain de sang" à venir et "aux élections suicidaires".



LE TOGOLAIS.COM 26.04.05
Togo-présidentielles : Des « escadrons de la mort » lâchés sur la population à Lomé.
« Nous les avons vus arriver par camions entiers et se mettre en place peu avant que les résultats des élections soient annoncés » raconte Laurent AKPOVI, enseignant à Lomé et résident à Nyékonakpoè, un des fiefs de l'opposition dans la capitale togolaise. Lourdement armés et massivement positionnés aux points stratégiques du quartier, les groupes de militaire n'ont pas hésité à tirer à balles réelles aussi bien sur les passants que sur les poches de manifestants qui commençaient par se constituer dès l'annonce des résultats. « Ils attendaient vraisemblablement un ordre et dès que les résultats ont été annoncés, ils ont commencé par tirer sans sommation sur tout ce qui bougeait », confie, en larmes, Komlanvi, un membre de la Ligue togolaise des droits de l'homme(LTDH) joint au téléphone en début d'après-midi. Selon diverses sources concordantes, plusieurs blessés graves jonchaient les rues de ce quartier périphérique de Lomé pendant que les escadrons de militaires pourchassaient certains partisans de l'opposition jusque dans des habitations où ils avaient trouvé refuge. « Ils ne nous déposséderont pas de notre victoire cette fois-ci ; nous vaincrons ou nous mourrons », proclame David, un jeune manifestant entre deux couplets de l'hymne national togolais, sous les vivats de la troupe qui l'accompagne.

Même scènes de violence à Bè, une autre place forte de l'opposition togolaise où les militaires font depuis mardi matin le siège du quartier en faisant usage d'armes de guerre afin de briser la résistance des groupes de jeunes favorables au candidat de l'opposition. Ici également, la hargne le dispute à la froide application des hommes en armes décidés à en découdre avec une population à mains nues revendiquant « sa victoire volée »

Une source médicale annonçait en fin d'après-midi le décès de trois manifestants « à la suite de blessures par balles ».

« Ce bilan est fatalement appelé à s'alourdir puisqu'au moment où je vous parle, mon cabinet est débordé par l'afflux de blessés provenant des zones où les tirs se font de plus en plus insistants », précise la même source...



Que croyez-vous que l'Union Africaine, les Etats-Unis, l'Union Européenne, la communauté internationale et l'ONU ont fait ou dit? Un peu comme au Rwanda, toute proportion gardée,  nous n'intervenons pas dans le champs de nos amis! Nous nous retirons des affaires pour cause de chasse gardée après avoir protégé les notres si nécessaire. Alors on pourra toujours dire que Boko est un homme des américains mais même avec le Fachoda en héritage, cela justifie-t-il d'un certain nombre...d'assassinats.

Comment pensez-vous que les médias français (télévisions, radios, presse) dans leur ensemble ont réagi? Comme toujours, à quelques résistants près, on a eu le droit au fameux discours du c'est un pays africain c'est dans leurs habitudes. Il est vrai que nos grilles de lectures ne sont pas les mêmes dans ces pays là. La version officiellement proclamée est qu'il s'agit d'une répression ordinaire d'une manifestation illégitime au regard des élections démocratiques qui viennent d'avoir lieu au Togo et qui ont porté au pouvoir de manière régulière le bon Faure qui va changer les choses pour ces pauvres bougres. Il l'a dit, écoutez le, il parle bien, mais comment ces gens-là en Togolie peuvent-ils être si ingrats? Allez, une bonne nuit leur portera conseil. Et puis, après tout  n'est-ce point nos décideurs qui ont parlé "d'incidents" à propos des nombreux assassinats de civils durant les élections? Ah cette pauvre Afrique, heureusement que nous sommes là pour lui apporter aide et réconfort, que ne ferait-elle pas sans nous? Et ne voyez-vous pas qu'ils vont nous demander des comptes les pauvres bougres? Il n'y a pas à dire c'est une question de civilisation, nos négrologues nationaux élevés au panthéon de la francophonie télévisée nous l'ont bien dit : la joie, la bonne humeur et malheureusement la sauvagerie sont dans leur nature. 

Ce soir au Togo il y a eu probablement un véritable massacre contre une population qui ne fait que réclamer son dû : l'aspiration à l'autodétermination. Demain, à la Une des titres de vos quotidiens, vous trouverez sans doute comme prévu dans Le Parisien : "Prof un métier pour l'avenir", La Croix : "le textile chinois", Le Figaro "la fracture énergétique", Libération : "Le business de la réussite scolaire", etc... A chacun ses valeurs, ses références, sa morale  et sa distance et les moutons seront bien gardés.

Une subite interrogation, après  tout :faut-il remettre en cause la politique françafricaine de notre président? Politique particulièrement meurtrière menée dans notre pré-carré au Congo-Brazzaville (où les 3 E financèrent une guerre civile de 1997 à 1999 qui porta notre ami SassouII sur la vague de "notre" pétrole), en Côte d'Ivoire où une partie de la françafrique a tenté de renverser Gbagbo  à partir du Burkina Faso pour cause de non respect de nos intérêts mercantiles et où des soldats français en représaille n'ont pas hésité à massacrer dans la plus pure tradition coloniale des indigènes qui manifestaient de manière belliqueuse mais sans armes (à l'époque on n'avait même pas jugé nécessaire de faire une soumission d'information parlementaire, alors pour le...) ou bien maintenant au Togo chez feu notre ami personnel et son fils? Faut-il juger le président et sa politique désastreuse dans notre pré-carré et ses conséquences sur les expats qui en subissent les représailles? On pourra toujours rétorquer à quoi bon  puisque nos représentants à l'Assemblée nationale n'ont aucun contrôle sur le domaine de l'exécutif.  Vivrait on dans une monarchie républicaine où les valeurs directrices de la politique africaine de la France dans son champs francophone seraient celles de l'extrême droite pour cause de real politik?

Qu'est-ce qu'on peut dire comme bêtises des fois? Voila on s'égare et puis on se laisse aller.
Mais quand même, on se pose parfois la question de la transmission culturelle et transgénérationnelle du mépris comme modalité de rapport à l'autre au regard de cet impensé colonial et néocolonial. Que les fantômes restent au placard et nous dormirons du sommeil du juste! Malheur à ceux qui les débusquent?

On peut lire aussi sur la chronologie des fait :

25.04.05
Black Out sur le Togo. Demain jour de tous les dangers - Accord pour un gouvernement d'union nationale? - fraudes électorales massives - Hier au moins 5 morts et 20 blessés à Lomé - inconséquences sémantiques de Barnier - Patrick de Saint-Exupéry expulsé avec l'aval de Paris.

24.04.05
Jour J - Compte-rendu de la journée des élections présidentielles Togolaises. Togo vers la guerre civile? Climat insurectionnel : plus de 3 morts ce soir à Lomé et des dizaines de blessés après un scrutin relativement calme- nombreuses fraudes électorales selon l'opposition - premiers résultats partiels fournis par la société civile nettement en faveur d'Emmanuel Akitani Bob - François Esso Boko encore à l'ambassade d'Allemagne ?

23.04.05
Tog. Compte-rendu de la journée du 23.04.05 (J-1). Nicolas Lawson renonce à se présenter - L'UE, La CEDEAO derrière le choix de la France - Irrégularités pré-électorales généralisées en faveur du candidat de la junte militaire au pouvoir selon les médias parisiens - Les Togolais seuls face à une situation électorale des plus explosives - Le 24.04.05 jour des élections présidentielles... 

22.04.05
Togo. Compte-rendu de la journée du 22.04.05 (J-2). Le ministre de l'intérieur en fuite - Risque de "guerre civile" - Faure et ses militaires veulent passer en force - Paris joue très gros.