| PRESSAFRIQUE |
| NEOCOLONIALISME US EN AFRIQUE |
Au nom de la lutte contre le
terrorisme, les USA sont en train de rafler la mise en Afrique. On assiste àune reconquête économique de l'Afrique par des moyens
politiques et militaires. Le jeu consiste àagiter l'épouventail terroriste pour faciliter l'envoi
d'une aide états-uniennes militaires et économiques. "Vous êtes avec nous
ou contre nous!".
Il y a deux moyens d'obliger les pays africains à faire
allégeance : lutter contre la menace terroristepersonnifiée par
Al-Quaïda et céder aux subventions économiques sonnantes et
trébuchantes
moyennant quelques
orientations politiques et économiques.
L'Américafrique, à l'instar
de son aînée françafricaine, consiste en l'accaparement de la rente desmatières premières
mais aussi de l'imposition de modifications politiques, économiques et
stratégiques
par l'intermédiaire
de l'aide au développement.
Les pays du Magreb ont dû faire amende honorable. La Libye ouvre ses portes aux firmes
pétrolièresaméricaines.
Le président Bouteflika a conclu un accord avec les USA qui
lui permet de se faire respecter par lesmilitaires en
ALgérie, certains ont même évoqué la création de bases militaires US en Algérie
mais
les Etats-Unis nient toute existence d'une base militaire en
Algérie.
Tandis que selon le Réseau Voltaire, « Des commandos des Forces spéciales des États-Unis sont arrivés en Algérie pour éradiquer la «Brigade salafiste pour le Combat et l'Appel ». Les « terroristes », qui sont accusés d'« entretenir des liens avec Al Qaïda », auraient trouvé refuge à la frontière du Mali, cependant les opérations seront étendues à d'autres régions du pays.
Malgré les soupçons d'une éventuelle
implication de l'armée
Quant au Maroc, il a conclu un
accord de libre échange commercial qui risque très vite de conduire à la
au Maroc.
Ces
accords économiques avec les pays du Magreb rentrent dans le cadre des accords
pour la
constitution d'un «
Grand Moyen-Orient» qui inquiète au plus haut point l'Europe qui verrait
sa
sphère d'influence
diminuée dans cette région du monde.
Selon Moubarak Le président égyptien,
qui a effectué vendredi et samedi une visite à Paris dans
le
cadre d'une tournée de consultations européennes à propos
du plan américain pour le «Grand Moyen-Orient» :
«Des réformes imposées de l'extérieur aux pays musulmans favoriseraient
le terrorisme».
Ce projet, initié par George W. Bush, vise à encourager les
réformes « démocratiques et l'ouverture »et rentre dans un projet plus global nommé Millenium
Challenge. Il s'agit d'un plan néocolonialdéguisé en plan
Marshall
pour les pays en développement.
«Elle exige des pays bénéficiaires
qu'ils organisent la libéralisation de leur économie et son ouvertureaux investisseurs étrangers. Elle réclame aussi
d'importantes réformes politiques qui peuvent êtreapparentées à des changements de régimes. Par le biais de
ce nouveau Plan Marshall, Washingtonprétend pouvoir imposer son « modèle » au reste du monde,
dans une visée
néo-coloniale nondissimulée».
Dans les pays d'Afrique noire, les
USA ont pu s'implanter militairement à Djibouti, ont envoyé desinstructeurs militaires en Mauritanie, et doivent
prochainement installer une base navale au large duGabon à Sao-Tomé très riches en réserve pétrolière.Mais aussi au Mali, Niger, Tchad et Soudan
(dès que le conflit du Darfour sera
terminé).
Les appétits américains envers
l'Afrique sub-saharienne au travers de l'épouvantail Al-Quaïdapourraient en partie s'expliquer aussi par la découverte
croissante (BBC) de gisements pétroliers enAfrique sub-Saharienne (dont la progression est la plus
importante au monde).Un exemple en Mauritanie où les perspectives pétrolières et
gazières, désormais tangibles, aiguisentles appétits
déstabilisateurs. Fin 2005, cinq ans après la découverte du premier puits
offshore de
Chinguetti - à 80 km au sud-ouest de Nouakchott -, l'or
noir commencera à couler. Les puits voisins deBanda et de Tiof entreront en production peu après, et
l'onshore s'annonce prometteur. Dès 2006, entre150 millions et 250 millions de dollars de recettes nettes
reversées par le consortium que dirige lasociété australienne Woodside devraient garnir le budget de
l'État.