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Le malentendu
colonial
A l'heure où l'arrestation arbitraire
(selon RSF 12.09.05 Le
père Guy Theunis classé parmi les incitateurs et les planificateurs du
génocide) du père blanc Guy Theunis (Survie 67) relance la polémique autour de la
responsabilité de l'Eglise catholique dans le génocide rwandais (Golias n°101, mars-avril 2005), un
documentaire camerounais de Jean-Marie Theno intitulé "le malentendu colonial " revient sur la collusion d'intérêts entre les
missionnaires et les impérialistes de la vieille
Europe lors de la colonisation de l'Afrique. Au travers d'interviews
de missionnaires, d'historiens, de
théologiens, "le malentendu colonial" revient sur la
partition de l'Afrique par les grandes puissances européennes, le génocide des Hereros de Namibie perpétré par
les toupes coloniales allemandes du Kaiser entre 1904 et 1907, et sur l'histoire des
premiers missionnaires. Il aborde ce "malentendu" ou ce paradoxe qui sous
prétexte de civilisaton et d'évangélisation s'accomode des pires crimes
contre l'humanité pour faire triompher aveuglément son credo. Au nom d'une
conception relativiste et raciologique des droits humains, ces pratiques
ont légitimé une banalisation du mal au coeur de la coloniale et de la
culture occidentale. Ainsi, nous signale Isabelle Régnier dans le Monde du
14.09.05 ( " Le Malentendu
colonial" : questions africaines sur la présence
européenne ) :
"Selon les récits, un même protagoniste apparaît comme un
généreux missionnaire ou comme un idéologue nazi, devenu après la guerre
un des principaux planificateurs de l'apartheid". Et la journaliste
de s'interroger : "Y
a-t-il des liens entre l'Allemagne coloniale et l'Allemagne nazie ?
Entre l'Allemagne nazie et l'apartheid? Pourquoi de telles
questions surgissent-elles aujourd'hui ? Pourquoi les Africains ont-ils si peu réagi?
"
Affaire Lumumba
Suite aux travaux de Ludo de
Witte révélant la responsabilité de l'Américafrique et de la Belgique
dans l'assassinat de Patrice Lumumba
(Interview de Ludo de Witte : "Assassinat de Lumumba, un complot des
gouvernements américain et belge et de l'extrême
droite" )des historiens belges apportent de nouveaux
éléments sur les responsabilités de hauts responsables gouvernementaux
tout en essayant d'en euphémiser les résultats. L'enquête de Ludo de
Witte avait secoué le monde politique et la société civile belges.
Il avait été à l'origine d'une commission d'enquête parlementaire concluant à "la
responsabilité morale" de la Belgique. Ce qui reste un vain
euphémisme. Ludo de Witte n'avait pas seulement révélé les implications
directes et indirectes du gouvernement belge et américain mais avait
aussi sérieusement épinglé la maison royale en la personne du roi Baudoin
accusé d'avoir couvert et encouragé l'assassinat. Le monarque avait
été profondément humilié par le "nègre" Lumumba
qui s'était permis lors
du discours de l'indépendance d'évoquer la triste réalité coloniale :«Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups
que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des
nègres. () Nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre coeur
de l'oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut: tout cela
est désormais fini». (Lire le discours
d'indépendance de Lumumba 30.06.1960).
Au travers d'un livre "Les Secrets de
l'affaire Lumumba", quatre historiens apportent des éléments
supplémentaires sur l'implication de hauts responsables politiques d'Etats
occidentaux dans l'assassinat en 1961 de l'ex-premier ministre congolais.
Mais comme le signale l'Humanité (L'affaire
Lumumba à lire entre les lignes), il s'agit d'un livre à double
face : "D'une part, il apporte un certain nombre de pièces nouvelles
au dossier dressé par Ludo de Witte, lequel demeure le document de
référence. De l'autre, il s'efforce d'en contredire les conclusions en
jetant le doute sur certains témoignages (voire en les ignorant) présentés
par ce même chercheur, en particulier en ce qui concerne la responsabilité
du roi Baudoin lui-même. D'où certaines acrobaties assez
étonnantes..."
Affaire Ruben Um Nyobe et
politique génocidaire française au Cameroun
Le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobe leader indépendantiste
de l'UPC au Cameroun fut assassiné par les troupes coloniales
françaises dans le maquis Camerounais de Boumnyébel. Afrikara ( 13
Septembre 1958 : La France assassine le leader nationaliste kamerunais
Ruben Um Nyobe ) revient sur ce tragique
évènement méconnu du public français. Le 1er janvier 1960 Foccart
installe le gouvernement fantôche présidé
par son ami Ahmadou Ahidjo à la tête de l'Etat camerounais.
Une répression sévère commence à l'encontre des indépendantistes dont bon
nombre se réfugie en pays bassa où ils disposent de nombreux
soutien au sein de la population constituée en grande partie par la
communauté des Bamilékés. Commence alors de 1960 à 1964, sous
le Général de Gaulle en pleine guerre d'Algérie, la mise en
place d'une véritable politique d'extermination
des membres de l'UPC et de la population Bamiléké. Charles de Gaulle dépêche cinq bataillons, commandés
par le général Max Briand. Entre février et mars 1960 cent
cinquante-six villages bamilékés sont incendiés et rasés. Selon le Réseau Voltaire, Le haut-commissaire
français Pierre Messmer a organisé l'assassinat de nombreux leaders de
l'UPC, ainsi que des expéditions punitives. Le
2 octobre 1960 Félix Moumié leader indépendantiste est assassiné à Genève
par les services secrets français toujours selon le Réseau
Voltaire. Les massacres de masse auraient fait de 40.000 à
400.000 morts selon les différents témoins qui
ont assisté à la campagne française en pays Bamiléké. De
nombreux témoignages attestent de l'ampleur des massacres. Bombardements
au napalm, camps de la mort, exterminations massives
furent l'enfer que réservèrent les troupes coloniales supplétives de
la France du Général à ceux qui souhaitaient accéder à
une souveraineté nationale sans la France. Max Bardet, un pilote d'hélicoptère présent au
Cameroun de 1962 à 1964 témoigne « En deux ans
l'armée régulière a pris le pays Bamiléké du Sud jusqu'au Nord et l'a
complètement ravagé. Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai
génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes
automatiques. Les Bamilékés n'avaient aucune chance. A la fin de la
guerre, j'ai fait une prospection d'un mois avec un administrateur général
du nom de Coudret. Il était indigné. Ce n'est pas possible tous ces
villages morts, où sont les habitants ? Les villages avaient été rasés un
peu comme Attila. Peu de français sont intervenus directement. J'en ai
connu 3 ou 4. La presse n'en a pas parlé. On faisait plaisir au président
Ahidjo parce qu'il fallait que le Cameroun garde ses liens avec la
France. » (Max Bardet, OK Cargo, Grasset). Charles Van de
Lanoitte, qui fut de longues années correspondant de Reuter à Douala,
parle de 40.000 morts en pays bassa, en 1960-1961 : 156 Oradour, autant de
villages totalement détruits avec ceux qui n'avaient pu les fuir. Le
journaliste décrit aussi "le régime effroyable des camps de torture et
d'extermination" dont il a été "le témoin horrifié (cité par
François-Xavier-Verschave dans la Françafrique. Massacres en pays
Bamiléké, p. 102-104). La présence
de camps de la mort est confirmée par des rescapés camerounais :
"...A son retour, papa n'était qu'un témoin renvoyé par
Dieu, pour témoigner de ce qu'est l'horreur coloniale, l'hitlérisme
version tropicale. Il parlait tout seul, il se défendait, ne sortait pas.
Son corps était présent, mais sa personne, son esprit, sa personnalité
étaient restés dans les camps de la mort. Certains, surtout l'occupant
lui-même, ont osé avancer le chiffre de 400 000 morts. Sur quelle période
? Les gens morts dans la région du Mungo sont-ils comptés ? Beaucoup sont
morts là-bas. D'autres ont été tatoués et renvoyés à l'Ouest où les
massacres et les entassements dans les camps faisaient rage. A-t-on compté
ceux qui mourraient dans les camps de concentration, ceux des camps
d'extermination (BBm, Yoko, tous les camps militaires de l'Ouest ? Et
Bangou, qui était si redoutable, et dont on parlait tant ? Après la
guerre, la région était presque vide ; en 1992, ma mère m'a dit que
l'Ouest est presque aussi peuplé qu'avant l'extermination. Ma belle-mère a
perdu ses 8 frères. Quelle est la période retenue ? La période des
bombardements et du déversement du napalm ou la période de Terreur
?..." ( Génocide Bamiléké : Témoignage (BDF)). Dans son
livre "la mort était leur mission", Constantin Melnik conseiller des
services secrets, reconnait que les crimes de la France sous le Géneral de
Gaulle, ont inscrit le nom du Président Français en tête sur la tableau
des horreurs (lire campagne militaire française en pays bamiléké).
" Après la décolonisation orchestrée par le Général de Gaulle, des
troubles avaient éclaté au Cameroun. Ou se situait, a propos ce putain de
pays et quelles étaient son histoire et sa singularité? Une fraction
extrêmiste regroupant les BAMILEKE s'était soulevée. Selon une tradition
africaine qui n'était pas encore relayée par la télévision, des massacres
avaient eu lieu, suivis d'une répression ou les forces gouvernementales,
épaulées par des Conseillers militaires francais, n'avaient fait preuve
d'aucune réserve. Tentés par une aventure africaine, des camarades du
Colonel Martineau étaient partis piloter des hélicoptères et ils étaient
revenus lourds de récits de cadavres flottant au fil de l'eau ou
pourrissant dans la forêt ". (p.195)
Oléoduc
Tchad- Cameroun. Des compagnies pétrolières mises en cause par
Amnesty international
Le rapport d'Amnesty
International intitulé "le projet d'oléoduc Tchad-Cameroun,
renonciation contractuelle aux droits humains" (Chad-Cameroon pipeline: New report accuses oil companies and
governments of secretly contracting out of human rights) épingle sérieusement les compagnies pétrolières américaines
Exon-Mobil, Chevron-Texaco et la compagnie malaisienne Petronas. Ces
compagnies ont signé des accords commerciaux concernant l'oléoduc reliant
le gisement pétrolier de Doba (Cameroun) au port de
Kribi (Tchad), projet financé par la Banque Mondiale. Selon Amnesty
International ces accords passés entre ces compagnies et les dictateurs
françafricains Idriss Déby et Paul Biya font
l'impasse sur les droits humains et fondamentaux des habitants
vivant sur le tracé de l'oléoduc. Compte tenu des
antécédents des deux dictateurs françafricains, on est en droit légitime
de s'attendre à des violations massives des droits de l'homme concernant
les personnes qui ont le malheur de vivre sur le sol de la manne
pétrolière : expulsions de force, assassinats, massacres sont à craindre.
Les kleptocrates ne sont-ils pas habitués à piller les
ressources de leurs pays en les bradant auprès des grandes
multinationales qui y trouvent amplement leur compte. Mais ces tyrans
françafricains ne sont pas forcément à même de néogocier les conditions
d'extractions favorables à leurs peuples pour cause de subordination
néocoloniale. Ainsi selon Amnesty International, "les Etats se dégagent de
leurs devoirs de protection des populations parce que le consortium
d'exploitation leur impose "de lourdes indemnités en cas
d'interruption de l'exploitation...même s'ils interviennent afin de
protéger des droits" (RFI 08.09.05, Oléoduc Tchad-Cameroun. Amnesty International accuse).
Amnesty International recommande que (Liberation Afrique 07.09.05
Un nouveau rapport accuse les compagnies
pétrolières et les gouvernements de déroger secrètement et
contractuellement aux droits humains )
: - les gouvernements du Tchad et du Cameroun,
ainsi que le consortium pétrolier dirigé par ExxonMobil, ajoutent aux
accords juridiques des garanties précises, stipulant qu'ils ne sauraient
servir à amputer les responsabilités en matière de droits humains des
États et des compagnies concernées ; - aucun
gouvernement ni aucune société n'élabore ni ne signe d'accords juridiques
portant préjudice à la protection des droits
humains ; - les projets soutenus par la Banque
mondiale, des organismes de crédit à l'exportation et d'autres bailleurs
de fonds privés, ne se fondent pas sur des accords juridiques susceptibles
de compromettre la capacité des États hôtes à s'acquitter de leurs
obligations relatives aux droits humains.
Katrina - Le procès de G.W. Bush
?
L'Express du 16.09.05 évoque le procès de Bush pour incompétence concernant sa gestion de la
catastrophe qui a frappé la Louisianne, l'Alabama et le Mississipi, il y a
trois semaines. "Déjà outré par le ratage de l'occupation de l'Irak,
l'idéologue enrage de voir qu'un incapable notoire comme Michael Brown, un
copain de Bush, a pu obtenir la présidence de la Fema, l'agence fédérale
chargée de répondre aux catastrophes naturelles. Cette aberration rappelle
la nullité honteuse des premiers administrateurs civils, tous des protégés
politiques, affectés en 2003 à Bagdad, et reflète le mépris désinvolte de
Bush pour la puissance publique fédérale, hormis bien sûr celle du
Pentagone, utilisée comme un réservoir de prébendes. Au
moment où déjà, «vu l'urgence», des contrats de reconstruction de La
Nouvelle-Orléans sont attribués sans appel d'offres aux entrepreneurs
favoris de la Maison-Blanche, une colère monte qui pourrait transformer la
stratégie républicaine, à quinze mois des élections au Congrès. Bush, pour
faire oublier son apparente indifférence aux sinistrés noirs de la ville,
se doit de relancer un plan de sauvetage économique et social digne du New
Deal, qu'il honnit. Le coût de cette guerre contre Katrina et la pauvreté
pourrait dépasser celui des interventions en Afghanistan et en Irak. C'est
à ce prix, 300 milliards de dollars, que Bush peut espérer racheter sa
présidence". De plus à l'instar de la catastrophe du 11
septembre, il semble que G.W. Bush n'ait pas forcément tenu compte des
nombreux signes avant-coureur de la crise. Quelques jours après
le passage de l'Ouragan Katrina, Bush n'hésitait pas à déclarer en
substance que rien ne laissait prévoir "la rupture des digues". Seulement
voilà le Canard Enchaîné du 14.09.05 relate dans "Bush innondé de
prévisions" (p.8) que de nombreux experts avaient déja annoncé
une telle catastrophe. Ainsi dès octobre 2004, le National Geographic
avait annoncé la survenue d'un tel scénario catastrophe : "Comme le
maelström tourbillonant approche de la côte, plus d'un million de
personnes sont évacuées vers des terres plus hautes. Deux cents mille
autres restent cependant : ceux qui n'ont pas de voiture ou pas de toit,
des gens âgés, des infirmes et quelques vieux durs-à-cuire...Alors qu'un
mur de liquide brun atteint jusqu'à 8 mètres sur des quartiers entiers de
la ville, les gens montent sur les toits pour lui échapper". Toujours
selon National Geographic : "L'agence fédérale pour la gestion des cas
d'urgence (c'est à dire les propres services de Bush) "a
classé (dès 2004 au moins, donc) un ouragan dévastateur sur La
Nouvelle-Orléans au nombre des toutes premières menaces qui pèsent sur le
pays, à égalité avec un grand tremblement de terre en Californie, ou une
attaque terroriste sur New-York". Dans son numéro du 12-13mai 2002,
le Wall street Journal avait déja évalué les risques d'une telle
catastrophe : "Urbanistes et ingénieurs municipaux continuent de
travailler sur le smoyens d'améliorer le plan d'évacuation d'un million
trois cent mille habitants et d'atténuer les effets d'une énorme
tempête...nous pourrions avoir (selon le directeur du centre d'Etudes
des Ouragans ) jusqu'à 45.000 morts et jusqu'à 400.000 personnes
bloqués sur les toits, sans compter 700.000 évacués qui resteraient alors
sans domicile". Le Canard signale aussi qu'en 2003,
des scientifiques ont mis au point "-avec le génie civil de l'armée
américaine - un "projet radical un peu onéreux (14 milliards de dollars
sur trente ans) de protection du littoral. "Mais l'administration Bush
s'est effrayée du prix et a préféré soutenir un plan de 2 milliards de
dollars sur dix ans".
Enfin en dépit des sanctions prises par Georges
W. Bush à l'encontre de la FEMA (Bush sanctionne, Le Point 16.09.05), de sa
volonté d'indemniser les victimes et de son petit-méa-culpa
(Libération 14.09.05, Katrina : Bush fait
un petit mea-culpa
) les critiques sur la gestion de la
crise et une éventuelle ségrégation raciale dans la distribution des
secours ne sont pas retombées pour autant. Libération (17.09.05 Vent de desespoir chez les Noirs de Louisiane )
considère que Katrina a réveillé la fracture raciale
entre les Blancs et les laissés-pour-compte du rêve américain : " «J'ai
attendu trois jours sur le toit de ma baraque, à agiter les mains sous le
tourbillon des hélicos. Ils évacuaient en priorité les Blancs du quartier
d'à côté. Je me suis vu crever comme un chien. Mon fils m'a sauvé en
barque, et conduit à l'hôpital. On m'a parqué dans un coin. J'ai dû voler
pour survivre.»
Révoltée, écoeurée, Dorian reprend : «Et cette police corrompue, qui a
coursé les prétendus pillards au lieu d'évacuer les quartiers ? La
propriété de Blancs vaut-elle plus que la vie des Noirs ?» Entre
colère et amertume, beaucoup d'Afro-Américains déplacés veulent «mettre
à nu» les «plaies de l'Amérique». «Vous avez vu ce qu'a dit
ce salaud de Michael Brown (directeur démissionné de la Fema, la
cellule d'urgence fédérale, ndlr), qu'il avait vu des gens dont il
"ignorait l'existence" ? On était des zombies, peut-être ?» dit
Dorian."
Réchauffement climatique : point de non
retour
Selon
The Independent, le réchauffement
climatique serait entré dans une zone d'irréversibilité
( Global warming 'past the point of no return'). Des scientifiques craignent que l'Arctique soit entré
dans une phase irréversible de réchauffement qui pourrait accélérer
la disparition de la calotte glaciaire. Des météorologues américains sont allés jusqu'à
considérer que les cyclones de grande puissance du type de Katrina
seraient liés au réchauffement climatique (Nouvel
Obs. Katrina lié au réchauffement?). Même si rien ne prouve que l'Ouragan Katrina soit lié au
réchauffement climatique, cela n'est pas sans rappeler les prévisions apocalyptiques d'un rapport commandé par le Pentagone il y a deux ans en
octobre 2003. En
substance il y
était écrit "des preuves substantielles qui indiquent qu'un
réchauffement global significatif aura lieu au cours du 21e siècle.
Cependant, de récentes recherches suggèrent qu'il est possible que
ce réchauffement progressif entraîne un ralentissement abrupt de la
circulation thermohaline océanique, ce qui pourrait entraîner des hivers
beaucoup plus rudes, une réduction drastique de l'humidité au sol et
l'apparition de vents plus violents dans certaines des régions qui
fournissent actuellement une partie importante de la production mondiale
de nourriture.La recherche indique qu'à partir du moment où la température
dépasse un certain seuil, des conditions météorologiques défavorables
pourraient brusquement se développer, entraînant des changements
persistants dans la circulation atmosphérique,". Ce rapport prévoyait des innondations importantes dans le
nord de l'Europe (Hollande, Angleterre), la sécheresse
en Afrique décrivant dans le futur des guerres pour l'eau qui pourraient
se régler à coup de bombes nucléaires, ni plus ni moins... lire. En ce qui
concerne l'Afrique, il semble, d'après les travaux récents d'experts
scientifiques, que loin de s'assécher celle-ci pourrait, en certains
endroits, recevoir des pluies abondantes. Selon The Guardian (16.09.05
Global
warming could end Sahara droughts, says study), le
réchauffement climatique pourrait générer des pluies abondantes au-dessus
du Sahara dans quelques dizaines d'années lui faisant perdre son aridité.
Enfin selon une équipe du National Soil Resources Institute en
Grande-Bretagne les effets du réchauffement climatique pourraient
survenir beaucoup plus tôt que prévu compte tenu de la présence de plus en
plus de gaz carbonique sous terre qui rejoindrait l'atmosphère. L'effet de serre se nourrit jusqu'au sol (Libération
17.09.05).
La retraite de Pinochet
a-t-elle été subventionnée par l'industrie de
l'armement?
Selon Reuters ( Bellaciao 15.09.05), d'après l'instruction judiciaire ouverte au Chili contre
l'ancien dictateur pour évasion fiscale et détournement de
fonds, "des entreprises européennes de défense ont
versé ces dernières années près de huit millions de dollars sur des
comptes de sociétés écrans d'Augusto Pinochet... Le juge
Sergio Munoz, qui enquête sur les comptes de Pinochet et de son ancien
fondé de pouvoir Oscar Aitken, a mis au jour des versements de sociétés
européennes de défense, notamment de la firme britannique BAE Systems.
Des filiales de BAE ont déposé entre 1997 et 2004 près de deux
millions de dollars sur des comptes appartenant à
Pinochet."
Les autorités
britanniques arrêtent des réfugiés politiques algériens et veulent les
expulser en Algérie où ils risquent torture et peine de
mort
Des associations
de défense des droits de l'homme par l'intermédiaire des avocats Gareth et
Birnberg Pierce ont dénoncé les pratiques sécuritaires du
gouvernement Blair et ses dérives orwelliennes. La police britannique
a arreté sept réfugiés politiques algériens jeudi matin avec
l'intention de les expulser en Algérie où l'un d'entre eux a déja été
torturé par la junte algérienne (Communiqué de presse en Anglais). En 2003,
neuf Algériens avaient été arrêtés, soupçonnés d'avoir monté une
«fabrique de ricine», un poison mortel, et de
vouloir le disséminer dans le nord de Londres. Sept algériens avaient
tous été innocentés avant même la tenue du procès tant les charges retenus
contre eux étaient sans fondement (Le Quotidien d'Oran, 17.09.05,
Vague d'arrestations en Grande-Bretagne Les Algériens paient les frais).
Pour
Libération (Blair martèle son projet antiterroriste
Les
défenseurs des droits de l'homme craignent des actes
arbitraires 17.09.05),
ces arrestations, ajoutées à la nouvelle législation, font redouter au
camp progressiste une pratique de l'«internement» arbitraire et de l'expulsion
aveugle. Tony Blair vient de demander que la garde à vue soit prolonger à
trois mois (En
Grande-Bretagne, trois mois de garde à vue pour terrorisme, Libération 16.09.05). Enfin en
France comme
en Grande-Bretagne, les procédures d'expulsions s'accélèrent. En l'espace de moins
d'un an les centres de rétention britannique
viennent de connaître leur sixième suicide. Il s'agit d'un Angolais qui se serait
pendu dans un centre de rétention aors qu'il allait être expulsé
vers l'Angola. Il aurait écrit une lettre poignante à
son fils de 13 ans en lui écrivant qu'il faisait ce geste désespéré
pour qu'il puisse rester en Angleterre (source journal RFI le 18.09.05,
09h30). Il semble bien qu'il y ait une directive européenne
incitant à expulser massivement les immigrés et
cela plus particulièrement envers les pays africains du pourtour méditéranéen. Au Maroc,
la police a fait une rafle dans les quartiers défavorisés de
Rabat et a arrêté 400 immigrés dont certains en situation régulière
pour les expulser vers leur pays d'origine (Congo, Angola, Côte
d'Ivoire, Niger...) (source journal RFI 09h00,
18.09.05).
Expulsions en masse,
les enfants trinquent, Sarkozy soigne son
image
Selon l'Humanité, ( 17.09.05. sarkozy expulse les enfants
trinquent ) "la liste des enfants et adolescents
arrêtés, mis en rétention, menacés d'expulsion, expulsés, ne cesse de
s'allonger. Les établissements scolaires contaminés par la frénésie du
chiffre s'épinglent sur toute la carte de France. « Et nous ne voyons
toujours que la partie émergée de l'iceberg », remarquait, hier, lors
d'une conférence de presse avec d'autres associations, le réseau Éducation
sans frontières". Un nouveau squat dans Paris a été évacué
vendredi dernier. Les familles qui ont été expulsées
devaient être relogées dans les jours qui suivent. Les
écologistes crient à l'esbrouffe ( Le Monde 16.09.05 ; Nouvelle évacuation d'un squat à Paris, les
Verts dénoncent une "esbroufe médiatique") "Etait-ce bien nécessaire de déloger par la force les familles
restant dans cet immeuble alors que toutes avaient reçu des propositions
de relogement ?", s'est interrogé M. Dutrey, président de sverts au
conseil de Paris dans un communiqué... tandis que Jean-Baptiste
Eyraud du Droit au Logement déclare que «Le relogement des occupants
restants était une affaire d'une quinzaine de jours. Pourquoi avoir fait
subir aux enfants ce choc psychologique en les confrontant à des policiers
équipés de casques et de boucliers ?» (Libération 17.09.05
; Squat: expulsion sans alibi). Dans cette
période de répression policière des mal logés et de multiplications
intensives des reconduites à la frontière, d'internements abusifs
d'enfants de parents immigrés en
centre de rétention, l'Etat ne semble pas pressé
de soutenir financièrement les organismes assurant
le contrôle des dérapages des forces de police et de sécurité. Ainsi,
selon l'Humanité (17.09.05, La déontologie paralysée) la Commission nationale
de déontologie de la sécurité (CNDS) qui présente une situation financière
désastreuse ne recevra pas d'aides supplémentaires. Ce qui la contraindra
à cesser ses activités d'ici la fin de l'année faute d'un budget
suffisant. "Créée en juin 2000, la CNDS est chargée de « veiller
au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de
sécurité sur le territoire de la République ». Saisie par les
parlementaires afin de faire la lumière sur des cas présumés de bavures et
autres dérapages policiers, elle rend public, chaque année, un rapport
sans concession." Allons nous vers un état policier sans
garde-fou?
Qui
est derrière Al-Zarkaoui?
En Irak, les attentats s'intensifient et le groupe Al-Zarkaoui appelle à
la "guerre totale" contre la population civile chiite. Selon
Cheikh Jawad Al-Khalessi, un imam
chiite dont les propos ont été recueillis par le journal Le Monde
(15.09.05), les attentats sanglants en Irak visent à diviser les
Irakiens de manière à ce que la population chiite soutienne
"l'occupant". Et Cheikh Jawad Al-Khalessi d'ajouter : Al-Zarkhaoui,
"c'est seulement une invention des occupants pour diviser le peuple
car il a été tué dans le nord de l'Irak au début de la guerre alors qu'il
se trouvait avec le groupe d'Ansar Al-Islam, dans le Kurdistan. Sa
famille, en Jordanie, a même procédé à une cérémonie après sa mort. Abou
Moussab Al-Zarkaoui est donc un jouet utilisé par les Américains, une
excuse pour poursuivre l'occupation. C'est un prétexte pour ne pas quitter
l'Irak". (Le Monde 16.09.05 Cheikh Jawad Al-Khalessi, imam chiite de la grande mosquée
Al-Kazemiya de Bagdad "Abou Moussab Al-Zarkaoui est mort. Son nom est
utilisé par les occupants pour rester en Irak" ).
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