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  PRESSAFRIQUE 02.10.05
The Populisme Horror Sarko Show 

"Dans un sens, c'est sur les gens incapables de la comprendre que la vision du monde qu'avait le Parti s'imposait avec le plus de succès. On pouvait leur faire accepter les violations les plus fragrantes de la réalité parce qu'ils ne saisissaient jamais entièrement l'énormité de ce qui leur était demandé et n'étaient pas suffisamment intéressés par les évènements publics pour remarquer ce qui se passait"
Georges Orwell. 1984. 

Alors que les arrestations sont préparées en secret, le ministre de l'intérieur a annoncé le 21 septembre, lors de l'enregistrement de « Pièces à conviction », sur France 3, que des interpellations sont en cours. Lesquelles ont eu lieu en fait cinq jours plus tard, le matin de la diffusion de l'émission. "A la minute où je vous parle, des arrestations ont lieu. Ce sont des arrestations préventives mais ceux qu'on a été chercher ils savent pourquoi on a été les chercher", avait-t-il déclaré.

Cette émission fut diffusée le 26.09.05 sur France 3 soit quelques heures après l'interpellation de présumés terroristes dans des cités de Trappes et d'Evreux. La presse a évoqué un coup médiatique. Le point évoque une petite bourde (Terrorisme La petite bourde de Sarkozy ), Le Monde (26.09.05) considère que
L'annonce par M. Sarkozy d'arrestations antiterroristes suscite des questions : "La polémique faisait rage, mardi 27 septembre.Le quotidien Le Parisien, et le Parti socialiste reprochent à Nicolas Sarkozy d'avoir annoncé, lors de l'enregistrement d'une émission télévisée, l'arrestation de neuf personnes proches des milieux islamistes, cinq jours avant qu'elle ait effectivement lieu". Mais le ministère de l'intérieur corrigeait le tir. Selon la com de Sarko, celui-ci aurait en fait évoqué une autre affaire ayant eu lieu la semaine précédent son intervention. Ainsi, six hommes arrêtés la semaine dernière dans le cadre du dossier des « filières irakiennes » ont été relâchés à l'issue de leur garde à vue alors que des « sources proches de l'enquête » avaient clamé avoir démantelé un réseau (Terrorisme La petite bourde de Sarkozy, Le Point 30.09.05).

La question se pose. Y-a-til chez Sarkozy, à l'instar de Bush et Blair une instrumentalisation politique du terrorisme alors qu'à ce jour sur le plan géopolitique la position française ne justifiait pas une telle inquiétude ? Si la presse française ne s'est pas trop interrogée sur le bien fondé des arrestations du 26.09.05 et du prétendu réseau islamiste démantelé dans des cités, la Libre Belgique 28.09.05 n'hésite pas à s'interroger ouvertement,
Réels projets d'attentats ou vile tentative d'intoxication? : "Cette fois, c'est la réalité de la menace qui fait débat. De source judiciaire, on a appris, jeudi, qu'au moins un des suspects gardés à vue aurait confirmé aux juges la réalité de ces projets d'attentats. Mais un autre suspect, emprisonné en Algérie et sur les aveux desquels le raid policier a été bâti, n'aurait avoué que sous la torture. Son avocat parle donc de «poudre aux yeux» et d' «intoxication», et accuse Nicolas Sarkozy d'avoir «exploité ce dossier pour muscler son discours»". Même si la prudence doit être de rigueur, on doit s'interroger sur l'absence de preuves et l'absence de recul critiques de la presse française. Les charges sont particulièrement minces : "dans deux cités sensibles, et des ordinateurs ont été saisis, mais ni arme ni explosif...Selon une source proche de l'enquête, cette cellule est "soupçonnée d'avoir eu la volonté de commettre des attentats en France". "Il y avait un mouvement de conspiration, une activité logistique, mais pas de projet identifié", ajoute-t-on. (AFP 26.09.05, Démantèlement d'une cellule soupçonnée de vouloir commettre des attentats en France ). Et la Libre Belgique (Réels projets d'attentats ou vile tentative d'intoxication?) de poursuivre :
"Néanmoins, ni armes, ni explosifs, ni composants chimiques, ni même le moindre modus operandi d'une éventuelle action n'ont pu être saisis. Et les suspects n'ont livré aucune indication sur le degré de préparation des attentats ni sur les moyens mis en oeuvre. Dans un passé récent, au demeurant, nombre d'opérations antiterroristes très médiatisées n'ont ensuite, discrètement, accouché que d'une souris. L'imam de Vénissieux arrêté en 2004 et détenu quinze mois car soupçonné de financer les «filières tchétchènes» a été remis en liberté il y a peu faute de preuves. Idem pour la centaine d'immigrés iraniens arrêtés spectaculairement en banlieue parisienne en 2003 car suspectés de financer les Moudjahidine du peuple. La même année, la fameuse affaire de la ricine trouvée dans les consignes de la gare de Lyon à Paris a été classée sans suite. Sans parler de ce bagagiste de Roissy qu'un «dysfonctionnement» de la justice antiterroriste avait présenté comme très dangereux fin 2002, puis qui dut être relâché avec les excuses d'usage."

Or les enquêtes antiterroristes sont menées par Jean-Louis Bruguière dont les méthodes ont été dénoncées non seulement par les avocats des présumés accusés, mais aussi par la presse indépendante et par des ONGs de défense des droits de l'homme tel que la Fédération Internationale des Droits de l'Homme. Dans son rapport publié en 1999, France. La porte ouverte à l'arbitraire - Rapport d'une mission internationale d'enquête en France sur l'application de la législation anti-terroriste, concernant particulièrement les conditions de détention provisoire et l'exercice des droits de la défense « menées de façon irrégulière et très fréquemment décousue sur de longues périodes. Des délais invraisemblables s'écoulent avant que les dossiers soient bouclés et renvoyés devant le procureur ». La FIDH déplore « l'utilisation dans les dossiers d'informations et d'allégations préjudiciables, mais bien souvent sans fondement». Les précédentes enquêtes du juge Bruguière semblaient avoir été mises plus au service de la raison d'Etat qu'au service  d'une justice indépendante à en croire certaines sources (Affaire du DC-10 UTA  
Les preuves trafiquées du terrorisme libyen Le Monde Diplomatique ; Lockerbie : doutes sur l'implication de la Libye, Le Figaro 31.08.05 ; Affaire du réseau Chalabi et affaire de la boîte noire du Falcon Habyarimana, Jean-Louis Bruguière, un juge d'exception, Réseau Voltaire ). Dans l'affaire du 26.09.05, il semble en effet que les dénonciations viennent d'un homme arrêté en Algérie. C'est dans les geôles de la junte militaire algérienne que celui-ci aurait livré sous la torture les noms de personnes appartenant à un prétendu réseau islamiste. Les enquêteurs franco-algériens évoquent leur appartenance à un réseau terroriste du GSPC. Ces fameux réseaux du GSPC sont infiltrés et instrumentalisés à souhait par les services secrets algériens (Algeria-Watch 23.07.05 L'« ennemi algérien » de la France : le GSPC ou les services secrets des généraux ? ). Leur chef El-Para a réussi miraculeusement à s'échapper des prisons algériennes avant d'être condamné à mort par contumace. Qui plus est on sait à présent que les attentats terroristes commis à Paris en 1995 furent couvert par les services secrets algériens selon The Guardian 08.09.05 (Who really bombed Paris? lire aussi la Françalgérie). La question est de savoir dans quelle mesure les services algériens et français ont-ils intérêts à collaborer en masquant les commanditaires de ces actes terroristes? Pour Algeria-Watch (23.07.05, L'« ennemi algérien » de la France : le GSPC ou les services secrets des généraux ?), cela sert "de prétexte aux autorités françaises pour durcir encore la politique sécuritaire dans les banlieues, rendre toujours plus restrictive la politique d'asile et justifier les pires entorses au droit des gens dans la lutte contre l'immigration clandestine". S'agit-il pour la France de construire un ennemi intérieur (l'ennemi intérieur : une construction discursive et politique par Ayse Ceyhan et Gabriel Périès dans Cultures et Conflits). Un ennemi intérieur qui aurait la figure du basané musulman des cités ? A voir l'émission Pièces à Conviction sur France 3, il se dégage une vague impression d'amalgames entre habitants des banlieues, musulmans, islamisme et terrorisme.  A un tel point que les habitants des cités où vivaient les présumés terroristes ont refusé que les caméras de télévision continuent de filmer leur cité tellement l'image qu'ils en donnaient ne leur semblait pas conforme à la réalité de ce qu'ils vivent. Ils ont aussi dénoncé "un coup médiatique" devant l'arrivée de la presse en grand nombre avant même l'arrivée des forces de police. Une forme de stigmatisation des banlieues, une certaine diabolisation d'une population aux yeux du Français moyen. L'amalgame banlieue-immigration-islam-islamisme-terrorisme est cultivée ici et là dans de nombreux médias sans trop de discernement. Et l'on se souvient d'un rapport commandé par les RGs qui ciblait les minorités "d'origine immigrée" dans les cités comme des dangers en puissance pour les Français de souche (le repli communautaire : un concept policier  Minorités.Org).

 Le Monde (05/07/04)
"
Dans les "quartiers ghettoïsés ou en voie de l'être", les RG notent une forte concentration de familles d'origine immigrée, "parfois majoritaires, cumulant les handicaps sociaux et culturels", qui peut entraîner des rapports antagonistes avec les Français d'origine".


Allons-nous vers un Etat policier sans contre-pouvoir avec des médias à la botte ?  On annonce déja la diminution des fonds en faveur d'un organisme de contrôle censé veiller au respect de la déontologie par les forces de l'ordre
(La déontologie paralysée, L'Humanité 17.09.05 ). Certains policiers sont priés de se taire sur les arrestations et internements abusifs en centre de rétention Eloignement des étrangers, Faire taire même les policiers ? LDH 27.09.05). Ainsi un membre des forces de l'ordre n'a pas hésité à déclarer au journal Libération « On expulse à tour de bras... on fait les fonds de tiroir. On va chercher tout ce qui peut traîner comme étranger en situation irrégulière. » Ou plus loin :« Jouer avec des familles pour faire du chiffre, c'est inadmissible ». Depuis ce policier est menacé de sanctions et son syndicat aurait renoncé à le défendre toujours selon la LDH.

LDH 27.09.05
Eloignement des étrangers, Faire taire même les policiers ?
... policier intègre que son syndicat n'a pas trouvé le courage de défendre, est menacé de sanctions par son ministre : il a dit tout haut ce que de plus en plus de policiers pensent tout bas et commencent à se dire entre eux dans leurs services. Même les plus endurcis supportent difficilement d'exécuter des consignes de rafles de familles, d'enlever des enfants dans les écoles et de les voir quitter la France pour la misère et l'inconnu en emportant leurs livres et leurs cahiers comme souvenirs de notre hospitalité... 



Sarkozy a annoncé sur France 3 une série de mesures à la Big Brother.
(AP 26.09.05 Nicolas Sarkozy veut développer l'"arsenal" français de vidéosurveillance ) 
Extrait de pièces à convictions du 26.09.05 : 
" - Elise Lucet : Quand vous dites augmenter les capacités du renseignement.
- Nicolas Sarkozy : Cela veux dire augmenter les personels, augmenter la technique, trouver des sources, être à l'écoute de tout et si possible savoir tout."

Il a aussi envisagé  un retrait de nationalité française aux immigrés naturalisés impliqués dans des attentats . Lorsque l'on connaît le risque  d'erreurs judiciaires, la politique de jugement et de comparution immédiate a aussi ses limites. A Pau, par exemple, les huit accusés du procès de l'incendie qui avait ravagé le poste de police de l'Ousse-des-Bois le 27 septembre 2003 ont été acquittés pour absence de preuves tandis que leurs avocats ont critiqué l'intervention de Nicolas Sarkozy peu après les faits (AFP 01.10.05). 

  AFP (Nouvel Obs.com 01.10.05)
Incendie de Pau : les 8 accusés acquittés

..."Nicolas Sarkozy est venu deux fois à Pau après les faits. Il s'était engagé à faire arrêter les coupables en moins de trois mois. Donc, les enquêteurs sont allés trop vite et l'enquête a été sabotée", a ainsi affirmé à l'Associated Press Me Pierre Blazy.
Me Thierry Sagardoytho, avocat de deux des accusés, a pour sa part dénoncé l'amalgame effectué avec une affaire de stupéfiants antérieure à l'incendie du poste de police, et pour laquelle la plupart des accusés avaient été condamnés...



Dans le contexte actuel de répression policière tous azimuths des sans-papiers, de déclarations à l'emporte-pièce où l'on propose de "nettoyer au karcher" les cités, de multiplication des arrestations de familles immigrés où des enfants en bas âge  sont envoyés en centre de rétention, de menace de remise en cause du droit du sol dans les territoires d'Outre-Mer (Un ministre remet en cause le «droit du sol», RFI 19.09.05), de diminution des crédits budgétaires en faveur des instances institutionnelles censées contrôler les dérapages policiers, on est en droit légitime de s'inquiéter d'une politique qui n'est pas sans rappeler les heures sombres de l'histoire française avec un risque évident de tensions sociétales majeures. L'horreur des rafles de familles entières dans les squats ou dans les écoles viennent hanter à nouveau notre imaginaire. La société civile ne s'y est pas trompée. En Seine-Saint-Denis des associations de lycéens, de parents d'élèves et de professeurs se sont mobilisées contre l'expulsion d'un élève de terminale originaire du Cameroun et âgé de 19 ans en passe d'être renvoyé dans son pays d'origine. Craignant une nouvelle mobilisation des lycéens, le préfet a dû battre en retraite renonçant à appliquer les directives du ministère de l'intérieur pour des "raisons humanitaires" ( «Combat gagné» pour les camarades de Guy Effeye Libération, 20.09.05). Pour la Ligue des Droits de l'Homme (27.09.05, Eloignement des étrangers, faire taire même les policiers?), "les expulsions d'étrangers répondent essentiellement à un objectif politique fixé par le ministère de l'Intérieur de 23 000 expulsions d'étrangers en 2005, c'est-à-dire 1/3 de plus qu'en 2004 : il s'agit de se rapprocher du programme du Front national pour des raisons dont l'intéressé ne fait pas mystère". Selon le Réseau Education Sans Frontières des enfants se cachent pour échapper aux expulsions. Certains membres de la société civile se mobilisent pour empêcher les arrestations (RESF pétition : pour qui nous prenez-vous?).

RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES 23.09.05
RESF pétition : pour qui nous prenez-vous
?
"Le 9 août dernier, apprenant que leurs deux jeunes soeurs (Naomie 10 ans et Grace 12 ans) avaient été interpellées dans le centre aéré où elles étaient en vacances et que leur mère (Congolaise, déboutée du droit d'asile) venait d'être assignée à résidence à Migennes dans l'attente de l'expulsion de la famille vers la RDC, les deux enfants aînés de Barbe Makombo, Rachel 15 ans, et Jonathan 14 ans, ont décidé de s'enfuir
...Rachel (15ans) et Jonathan (14ans), deux des enfants de Barbe Makombo, se cachent depuis le 9 août pour échapper à l'expulsion. La police les recherche activement...".



 LDH 29.09.05
Sans papiers à Roissy, "les enfants aussi"

Un sans-papiers est placé en rétention. Son épouse, venue avec une amie et avec ses deux enfants, lui apporte son passeport. Piège : elle est arrêtée à son tour, ses enfants repartent sans elle. Ils ont 7 et 3 ans, ne peuvent plus aller à l'école et réclament sans cesse leurs parents. « gestion humaine des reconduites à la frontière », disait un ministre-candidat.

Quelques jours plus tard, un juge maintient la maman en rétention, au motif que les enfants « ne font pas partie du dossier des parents ». Vous avez dit « vie familiale normale » ? La Convention européenne des droits de l'Homme n'est-elle plus qu'un chiffon de papier ?

Depuis lors, on traque les deux bambins. Un enseignant a même découvert des policiers des renseignements généraux dans l'école de l'un d'eux, où ils s'étaient introduits en cachette. Une « planque » en maternelle, la créativité de Monsieur Sarkozy ne connaît plus de bornes...


En se coupant de sa base électorale traditionnelle, Sarkozy à force de vouloir récupérer les voix de l'extrême droite risque de voir diminuer le nombre global de ses électeurs potentiels. Déja dans un sondage du TNS Sofrès paru dans le Figaro magazine pour la première fois il se voit dépasser par Dominique de Villepin parmi les électeurs de droite. Sarkozy, en chute dans les sondages, s'interroge sur sa stratégie (Les Echos 30.09.05). Il serait temps de revenir à une politique plus humaniste. En attendant un boulevard a été ouvert pour l'extrême droite. Philippe de Villiers appelle "à stopper l'islamisation progressive de la société française, qui est en train de basculer dans le communautarisme" (Le Monde 13.09.05,Philippe de Villiers vient sur le terrain du FN ). Propos qui ne sont pas sans rappeler une certaine "lepénisation des esprits". Cette stratégie loin d'affaiblir l'extrême droite la renforce et la légitime dans ses prérogatives. Les apprentis sorciers devraient savoir que jouer avec l'extrême droite en France c'est aussi jouer avec le feu. Celle-là même qui semble être un moteur moral, idéologique et humain de la politique africaine de la France fondée sur des pratiques qui sont l'envers des droits de l'homme (soutien à des dictatures, assassinat d'opposants politiquescomplicité de génocide au Rwanda, entraînement des milices, truquage des élections), pourrait revenir en force là où elle a été exportée. Les frontières sont poreuses et l'absence de dénonciation par le magistère politique et intellectuel dans son ensemble d'une politique criminelle instaurée là-bas constitue un blanc seing pour l'extrême droite ici. Le recyclage des idéaux de l'extrême droite dans la politique étrangère de la France en Afrique et maintenant ici lui donne désormais une légitimité républicaine et un poids de plus en plus conséquent sur la gestion des affaires du pays. Ceux qui voulaient affaiblir l'extrême droite en empruntant ses méthodes et son programme, loin de la marginaliser la renforcent, condamnés qu'ils sont à aller vers toujours plus de populisme. Un créneau qui confine à l'impasse ?

Jusqu'à ce jour une élection présidentielle en France se gagnait au centre ce qui n'est pas toujours compatible avec le renforcement de méthodes répressives et réactionnaires.  Populisme, arbitraire, obsession sécuritaire et répression semblent être la ligne politique dessinée. Or cette stratégie ne peut se justifier aux yeux de l'opinion public dans une démocratie en temps de paix et de croissance que si une menace intérieure ou extérieure et pressante apparaît. Face au mécontentement croissant d'une partie de la population liée à la montée de la précarité et des inégalités, l'instrumentalisation du terrorisme et la stratégie du bouc émissaire aux caractéristiques psychoethniques bien identifiables constituent-elles une réponse fédératrice permettant de justifier les atteintes aux libertés fondamentales chèrement acquises? Allons-nous vers un monde à la Georges Orwell ?