|
PRESSAFRIQUE 03.10.05 | ||
|
Algérie : le triomphe des assassins et l'anathème sur les familles des disparus Toute
honte bue, Bouteflika le 15 septembre 1999 répondait,
à des familles qui lui réclamaient des informations sur les
disparus, « Les Disparus ne
sont pas dans mes poches ! » (FIDH 22.09.05, Non à
l'oubli, non a l'impunité : oui à la vérité, oui à la
justice). Six ans plus tard lors de la campagne
référendaire à sens unique pour la charte de la paix, des familles qui se
rendaient à un meeting de Bouteflika pour demander des explications sur la
disparition de leurs proches furent violentées et refoulées par la police
(Les
membres de SOS Disparu(e)s harcelés ! Algeria-Watch 18.09.05).
Voila comment la junte traîte les familles des disparus. Des
disparus dont bon nombre l'ont été du fait de l'armée algérienne. Des
témoins racontent comment l'armée a sécurisé les villages pendant que de
prétendus islamistes armés jusqu'aux dents égorgeaint, violaient,
massacraient sous l'oeil complaisant de la Françalgérie. Selon J.B.
Rivoire (Almanach critique des médias, p.295), le 24 octobre 1993,
sous couvert de terrorisme islamiste, la junte militaire avec l'aval des
services secrets français a enlevé les époux Thévenot et Alain Fressier,
trois fonctionnaires français à Alger : "Quelques années plus tard,
Jean-Charles Marchiani reconnaîtra que le rapt des Thévenot était un
"vrai-faux enlèvement" monté par les services pour conditionner les
opinions publiques" (90 minutes, Canal +, 10/2003 cité par J.B.
Rivoire,Ibid). Il s'agissait d'instrumentaliser l'opinion publique
française pour justifier l'arrestation puis le renvoi en Algérie, vers une
mort certaine, des membres du FIS qui étaient réfugiés en
France. Bouteflika : une imposture
algérienne "Jeudi 5 avril 1999, 14h.
Abdelaziz Bouteflika pique une grosse colère. La scène se passe, en
ce jour d'élection présidentielle, dans la sompteuse villa
Aziza qui abrite la fondation Boudiaf, à El Biar. Le "candidat du
consensus", à quelques heures d'être sacré président de la
République, fulminantde rage, informe Mme Boudiaf qu'il pliait
bagage pour partir le soir même pour Genève et qu'il ne voulait plus
du fauteuil de chef de l'Etat. Motif de son chagrin : les
"décideurs", venait-il d'apprendre, n'allaient le créditer que de
53% des voix, et ce score, peu flatteur pour un postulant seul en
course, allait être annoncé dans la soirée aux Algériens. "Pas
question que j'accepte un chiffre inférieur à celui de Zeroual! Si
c'est ainsi, qu'ils trouvent un autre président!" s'étouffe le
candidat Bouteflika... Abdelaziz Bouteflika tenait à son
chiffre, "supérieur à celui de Zeroual". Quitte à faire truquer,
autant truquer complètement pour ma petite personne, semblait dire
Bouteflika! Devant l'obstination du futur président, les généraux
décident, à 17h, de changer le score de Bouteflika, en concertation
avec l'homme qui allait devenir "démocratiquement", trois heures
plus tard, le président de la République : il sera "élu" avec 73,79%
des suffrages exprimés. Liamine Zeroual avait bénéficié des voix de
7 088 618 d'Algériens en novembre 1995? Qu'à cela ne tienne :
Abdelaziz Bouteflika aura 7 442 139 bulletins en sa faveur, soit 353
521 de plus!" Darfour : la politique génocidaire de Khartoum se poursuit. Massacres au Tchad qui? La
violence semble à nouveau se déchainer dans le
Darfour et déborder dans la région limitrophe du Tchad. De nombreux
nettoyages ethniques dans des villages du Darfour sont perpétrés par
les Janjawids. Ces milices sont armées par le gouvernement soudanais selon
Human Rights Watch (02.03.05 Le leader des milices au
Darfour implique Khartoum). Pour Gérard Prunier, chercheur
au CNRS, «Le but [de ce génocide] étant de
chasser les négro-africains d'une partie du territoire pour récompenser
des tribus arabes dans l'idée qu'elles vont être pro-Khartoum.» (RFI
09.09.05 "Darfour : un génocide ambigu"). "L'Union africaine a accusé samedi les forces
soudanaises et les milices arabes Janjawid d'avoir tué au moins 44 civils
dans la région du Darfour au cours des deux dernières semaines. Baba Gana
Kingibe, chef de la Mission de l'Union Africaine au Soudan, a cité quatre
exemples "d'opérations offensives" menées par le gouvernement et les
Janjawids depuis le 18 septembre au Darfour" (L'Union
africaine accuse le gouvernement soudanais d'attaques contre des
civils , AFP
01.10.05).
Ces
dernières violences coïncideraient avec les attaques menées depuis
fin août par l'Armée de libération du Soudan (SLA). Ce conflit a
débordé sur le Tchad voisin où selon le dictateur Idriss Déby les Janjawids auraient massacré une
cinquantaine de villageois (Près de 50
morts dans l'attaque d'une ville de l'est du Tchad, AFP
27.09.05). Néanmoins, des témoins
affirment avoir vu des militaires tchadiens roder dans les
parages (entendu sur RFI). Difficile de savoir si le pouvoir tchadien
instrumentalise ses massacres pour contrer l'offensive de Khartoum
qui soutiendrait plus de 3000 opposants au pouvoir en place. Les
milices de Déby sont aussi habituées à faire
des razzias parmi les villages tchadiens. TOGO, l'ONU impute au régime de Faure cinq cent morts Un rapport du haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme affirme que les forces de sécurité togolaises sont largement responsables des violences dans lesquelles 400 à 500 personnes ont péri durant l'élection présidentielle. "Exécutions sommaires perpétrées par les forces armées" , "actes de torture atroces et aveugles commis à grande échelle" , "arrestations arbitraires" d'opposants... Le document dresse une liste implacable d'exactions, établie en juin, lors d'une "mission d'établissement des faits" sur place. Une mission d'Amnesty International avait évoqué le rôle de soutien logistique de la France à l'armée Togolaise, la plupart des munitions utilisées par l'armée togolaise ont été fabriquées en France tandis que l'ONU signale "le rôle douteux (...) d'experts étrangers" dont le juriste français Charles Debbasch aurait contribué à modifier la constitution togolaise.Pressafrique avait dénoncé en temps réel ces crimes contre le peuple Togolais ainsi que le trucage des élections qui ont permis à Faure de venir au pouvoir et de mâter l'insurrection populaire avec l'aval de la France et de la CEDEAO. On ose espérer que la Cour Pénale Internationale osera se prononcer sur ce que l'on peut bien appeler un crime contre l'humanité passé sous silence par l'Union Européenne au nom de la raison françafricaine. Menace sur la RDC : Arrêtons le carnage et l'exploitation économique! Après le Rwanda, c'est au tour de l'Ouganda
de menacer d'intervenir militairement dans l'Est de la RDC en raison
de la présence de plusieurs rebelles de l'Armée de résistance du seigneur.
Pourtant le lieutenant général Aronda Nyakairima, dans le quotidien New Vision,
a déclaré que "L'Armée du seigneur est seulement un groupe défait
et je suis certain qu'ils sont seulement en train de fuir pour leur
survie" (RFI 01.10.05 Les rebelles de l'Armée de
résistance du seigneur entrent en RDC
). Or depuis la mi-septembre, selon
RFI, des milliers de militaires ougandais, soutenus par des blindés, se
sont déployés dans le nord-ouest de l'Ouganda et dans le sud-ouest du Soudan
à la frontière avec la RDC. Une situation précaire où les deux voisins
Ouganda et Rwanda craignent de perdre la main-mise sur les richesses
de leur voisin agonisant. Selon Amnesty International (28.09.05 Democratic Republic of Congo: Peace process at
risk if political and military rivalries in North-Kivu province are not
addressed), des tensions croissantes dans l'Est de
la RDC menacent de relancer de vastes combats. L'organisation de défense
des droits de l'Homme accuse l'Ouganda et le Rwanda, qui avaient
précédemment envahi l'Est du Congo, de jouer un rôle prépondérant dans la
déstabilisation de cette région. De nombreux rapports d'ONGs ont montré
que le Rwanda et l'Ouganda ainsi que d'autres pays limitrophes
participaient au pillage économique de la RDC (Pressafrique,
12.08.05 le pillage économique
).
Les autorités de transition congolaise
loin d'avoir contribué à l'appaisement sur le terrain ont
renforcé les tensions ethniques en fonction de leur appartenance politique et de
leurs intérêts économiques. Selon le rapport "le Nord-Kivu est
actuellement le lieu où se déroulent des antagonismes politiques et
militaires nationaux...Plutôt que d'améliorer le climat sécuritaire dans
le Nord-Kivu les autorités de transition de la RDC aux niveaux
gouvernemental et provincial ont permis une détérioration de la situation,
y compris une inflammation des tensions
ethniques". Dans l'indifférence de la communauté
internationale "quelque 31.000 Congolais meurent chaque mois des
suites de la violence directe ou de maladies évitables ainsi que de la
famine ocasionnée par l'insécurité, le déplacement et le manque d'accès
aux soins" (Amnesty International28.09.05). Amnesty accuse également le Rwanda
et l'Ouganda de continuer de s'ingérer dans les affaires de la RDC en
apportant du soutien aux groupes armées dans l'est du Congo et - dans le
cas du Rwanda - en déployant des troupes dans l'Etat voisin.
"Plusieurs fois de suite l'affirmation des gouvernements rwandais et
ougandais, selon laquelle ils étaient simplement en train d'exercer un
droit à l'autodéfense, a été affaiblie par les violations systématiques
des droits de l'Homme commises par leurs forces ou par des groupes armées
congolais à leur solde" (cité par IPS
29.09, Amnesty
International sonne l'alarme sur la RDC). Les manuscrits de Tombouctou exposés pour la première fois A
Johannesburg, des manuscrits de Tombouctou exposés pour la première
fois La nazi attitude du Namibian Weekly Le journal germanophone
namibien "Namibian Weekly" a du faire ses excuses à son lectorat suite à
la parution dans ses colonnes d'un encart faisant part de la "joie et de
la satisfation" d'un groupe d'Allemands suite au décès de Simon
Wiesenthal. Ce grand homme survivant de l'Holocauste avait traqué
toute sa vie durant les anciens nazis protégés par des états complices. Il
fut celui qui permis l'arrestation d'Adolf Eichmann et de nombreux autres
nazis en fuite. La justification du journal pour avoir accepté cet
encart publicitaire fut d'avoir "reçu beaucoup d'argent et que
c'était une grosse somme d'argent". En somme le mercantilisme peut
justifier le cautionnement d'une propagande haineuse de néonazi. C'est
l'ambassadeur d'Allemagne en Namibie qui a dû demander à ce que ce
journal se "distancie de cet encart honteux" tandis que la
société de défense des droits de l'Homme en Namibie a condamné cette
publication comme "une propagande nazie honteuse". Ancienne colonie
allemande, la Namibie avait déja expérimenté à son dépend en
avant-première les méthodes génocidaires des
troupes du Reich (colonial) en 1904. Certains aliénés
feraient bien d'accéder à leur passé pour comprendre ce que représente
l'Horreur et en condamner l'ignominie. Quoiqu'il en soit des médias
respectables ne doivent pas servir de plateforme pour promouvoir le
racisme, l'intolérance et les idéologies de néoazis en quête de revanche.
Il est bon de le rappeler. Injure raciste sur France 3 condamnée par un tribunal correctionnel Suite aux propos
choquants de Dieudonné dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur France 3
("On ne peut pas plaire à tout le monde"), on avait vu défiler à l'écran
lors de l'émission suivante diffusée en décembre 2003, un texto raciste :
"Dieudo, ça te
ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks? Té
tellement bête que ça me choque même plus". Pourtant le texto ne venait pas de la propagande
de la Chiraquie coachée par Pasqua en quête des électeurs d'extrême droite
(Afrik.com 30.09.05, Affaire Dieudonné : Fogiel condamné pour « injure à
caractère raciste » ). Il ne s'agissait pas
des propos injurieux d'un président en campagne française au sujet du
"bruit et de l'odeur" des immigrés mais bel et bien des
responsables de l'émission de France 3 qui ont sciemment diffusé un
texto à caractère raciste. "Censé être un condensé des réactions des
téléspectateurs, il a été rédigé par un assistant, Alexandre Gamelin, sur
demande de son supérieur, le journaliste Laurent Bon."Afrik.com
30.09.05). Ainsi le tribunal correctionnel de
Montpellier vient de condamner, le 29.09.05, l'émission de France 3
pour "injure à caractère racial".
Le tribunal a ordonné en outre la
diffusion de la condamnation dans la prochaine émission de Marc-Olivier
Fogiel et sa publication dans plusieurs journaux." (AFP,
29.09.05 Plainte de Dieudonné pour "injure raciale": Fogiel et Tessier
condamnés ) |