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GLOBAL
WITNESS 09.10.06 UN RAPPORT DES NATIONS UNIES CONDAMNE LES EXPORTATIONS
DE DIAMANTS DE GUERRE
Le Processus de Kimberley
résiste au changement
Un rapport au Conseil de sécurité des
Nations Unies, qui sera publié cette semaine, révèle qu'une
importante quantité de diamants de guerre pénètre dans le marché
légitime des diamants, en provenance de la région de la Côte
d'Ivoire qui est sous l'emprise des rebelles. Cela va à l'encontre
de l'objectif fondamental du Processus de Kimberley, créé il y a
trois ans dans le but de garantir que tous les diamants bruts
commercialisés sur la scène internationale ne soient pas des
diamants de guerre.
Le Groupe d'experts des Nations Unis sur
la Côte d'Ivoire a découvert que les contrôles insuffisants
permettent aux diamants de guerre de s'insinuer dans le commerce
légitime par l'entremise du Ghana, où ils sont certifiés légitimes,
et par l'entremise du Mali. Tout en soulignant le besoin de
contrôles internes plus rigoureux dans la région, le Groupe
d'experts recommande que les centres de commerce internationaux
mettent en place de meilleurs systèmes pour déceler les envois
suspects de diamants bruts.
Le Processus de Kimberley
complète actuellement une évaluation interne destinée à le rendre
plus efficace pour enrayer le commerce des diamants de guerre, mais
certains gouvernements opposent une forte résistance à tout
changement significatif au statu quo. Plus tôt cette année, des
enquêtes effectuées par des ONG plutôt que par le Processus de
Kimberley ont dévoilé un important commerce frauduleux de diamants
au Brésil et au Guyana. En conséquence, le Brésil a suspendu toutes
les exportations de diamants pour plus de six mois. Pour ce qui est
du Ghana, l'équipe d'examen du Processus de Kimberley qui a visité
le pays en 2005 n'a toujours pas achevé son rapport.
Si le
Processus de Kimberley ne parvient pas à démontrer, lors de sa
prochaine réunion au Botswana en novembre 2006, qu'il a colmaté les
brèches, il risquera de devenir inopérant, selon ce qu'ont dit
aujourd'hui Global Witness et Partenariat Afrique Canada.
«
Nous sommes extrêmement préoccupés par les constatations du rapport
des Nations Unies, a dit Ian Smillie de Partenariat Afrique Canada,
non seulement parce que le Processus de Kimberley a été incapable de
cerner le problème comme tel, mais aussi parce que cela démontre que
des contrôles gouvernementaux insuffisants à un endroit peuvent
tourner en dérision l'ensemble du système. »
« Le Processus
de Kimberley doit exiger des contrôles gouvernementaux plus
rigoureux et plus complets tout au long du pipeline des diamants
afin de garantir que des diamants de guerre ne puissent pas
s'infiltrer dans le commerce légitime des diamants », a ajouté Susie
Sanders de Global Witness. « Il doit garantir que les gouvernements
effectuent des vérifications ponctuelles périodiques chez les
sociétés qui font le commerce des diamants bruts, et il doit
améliorer son analyse des chiffres relatifs au commerce et à la
production. Il faut aussi qu'il y ait un système suffisamment
financé de vérifications crédibles indépendantes des négociants et
des exportateurs de diamants dans les pays où l'on pratique
l'extraction artisanale de diamants. Si on ne parvient pas à
s'entendre pour exiger des contrôles gouvernementaux plus rigoureux,
avec une meilleure surveillance de l'industrie des diamants, le
Processus de Kimberley ne sera pas beaucoup plus qu'un exercice de
paperasserie. Le rapport des Nations Unies sur la Côte d'Ivoire en
témoigne. »
Partenariat Afrique Canada travaille avec des
organisations en Afrique, au Canada et ailleurs pour bâtir un
développement humain durable en Afrique. Depuis 1999, Partenariat
Afrique Canada a été un chef de file dans la campagne international
pour instaurer la bonne gouvernance dans le commerce international
des diamants et pour enrayer les diamants de guerre.
Global
Witness se concentre sur les liens entre l'exploitation des
ressources naturelles et le financement des conflits et de la
corruption. Elle est non partisane dans tous les pays où elle
opère.
Global Witness et Partenariat Afrique Canada ont été
co-nominés pour le prix Nobel de la paix en 2003 pour leur travail
dans la dénonciation de la façon dont les diamants alimentent les
guerres civiles en Afrique.
Pour plus d'information,
veuillez communiquer avec
Susie Sanders, Global Witness,
+44-7703-108401
Corinna Gilfillan, Global
Witness,+1-202-725-8705
Ian Smillie, Partenariat Afrique
Canada, +1-613-728-9725
Dorothée Gizenga, Partenariat Afrique
Canada,
+1-613-697-3180
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