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"Je parle de millions d'hommes à qui on a
inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement,
l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme" (André Césaire, Discours sur le
Colonialisme)
Aujourd'hui 3
octobre, le régime ubuesque du néogouverneur françafricain Sassou III
parvenu au pouvoir par la guerre
civile en 1997 subventionnée par les 3 E (l'Elysée,
Elf et l'Etat-major français), grand ami personnel de Jacques Chirac,
a donc décidé de célébrer la mémoire du colon Pierre Savorgnan de Brazza
en rapatriant sa dépouille à Brazzaville pour lui consacrer un mausolée
qui a coûté la bagatelle de quelques millions d'euros. Alors que plus
de 70% de la population congolaise vit en deça du seuil de pauvreté, que
le régime inique et corrompu de la bande françafricaine à Sassou brade le
pétrole et pille les richesses du pays pour mieux les faire s'évaporer
dans les paradis fiscaux, l'Ubu tout puissant n'a rien trouvé de mieux que
de priver l'Etat congolais d'une manne financière pour célébrer ses
maîtres à penser et à agir coloniaux auxquels il doit tant. Car si Sasou
III est revenu au pouvoir en 1997, s'il a obtenu un poste à la
présidence de l'Union africaine c'est en grande partie grâce au soutien
indéfectible de Jacques Chirac. Ce n'est plus un secret pour personne
sauf pour un certain nombre de médias qui font mine de
croire dans une posture négrophobe affectée que la Françafrique a tout
bonnement disparu depuis hier. Lorsque les présumés criminels contre
l'humanité congolais ont maille à partir avec la justice française
sur le territoire français ils sont tout bonnement exfiltrés vers le Congo
avec les bons soins du Quai à l'instigation du Chateau
. Des procédés dignes d'une république bananière.
Depuis 1997, la Françafrique a su restaurer en la
personne de Sassou une dictature néocoloniale au Congo beaucoup plus
favorable à ses intérêts qui a assassiné la démocratie, privatisé les
ressources nationales pour le compte de son clan et de ses maîtres
coloniaux, réussi à faire plonger son pays dans les tréfonds du
sous développement et su ressusciter en bon vassal la
mémoire glorieuse de ses maîtres. Un condensé
d'aliénation culturelle et politique où le néogouverneur de
service a définitivement renoncé au socialisme pour un narcissisme
criminel et prédateur. Ce grand contempteur de la coloniale à l'instar
d'Eyadéma au Togo, Bokassa en Centrafrique, Déby au Tchad, Bongo au Gabon,
va donc faire une offrande à ses maîtres. Les maîtres qui soit dit en
passant ont rechigné à se déplacer. Ce 3 octobre, il n'y aura que le
ministre français des affaires étrangères (grand défenseur devant
l'éternel de la loi du 23 février 2005) pour cette communion honteuse à
Brazzaville tandis que les grandes obédiences maçonniques (Grand Orient de
France, La Grande Loge Française et la Grande Loge Nationale
Française dont Sassou en bon néogouverneur françafricain fait partie)
n'ont même pas osé s'y rendre de manière officielle. Quant aux Congolais,
ils assistent impuissants à cette apologie coloniale humiliante et
rabaissante avec la faim au ventre et la rage au coeur pour une grande
partie d'entre eux.
"Mutisme et surdité s'installent derrière les
yeux. Je vois le poison fleurir. En toute sorte de paroles et de
formes." Paul Celan.
Un internaute nous a écrit : Bonjour mesdames, messieurs Je prends la
peine de vous écrire pour protester contre le fait que demain 03
octobre sera célébré par le régime de Monsieur Sassou la venue des
cendres de PS De Brazza sur le sol congolais, avec grandes pompes.
je tiens à répéter que cet acte non seulement jette une honte sans
nom aux congolais, mais aussi montre l'incapacité chronique de ce
régime à entreprendre un bien fait pour le peuple de notre
pays. avec 10 milliards on aurait pu réhabiliter des
hôpitaux, on aurait pu tenter de moderniser l'unique université du
congo, investi dans l'adduction d'eau, dans quelques routes... mais
notre Président bien aimé préfère faire l'apologie du colonialisme,
au moment où il fait débat et que ceux qui ont lutté contre ce
système abject n'ont pas été honorés. Cet
impénitent dictateur, qui préfèrent jetter par la fenêtre l'argent
du peuple congolais, au lieu de l'utiliser pour le soulager des
peines qui sont les siennes, mérite le TPI, mais grâce au soutien
inconditionnel de ses mandataires, la clique françafricaine de
chirac, il en est pour l'instant exempté. son heure viendra, pour le
plus grand bonheur des
congolais. |
Un internaute nous a écrit :
Any African, any Congolese
normally made up, i.e. proud to be it and worthy of this name can
only detest this national shame which constitutes transport, next on
October 3, of the remainders of Savorgnan De Brazza to Congo and
especially construction with Brazzaville of an expensive mausoleum
to the glory of colonization. The large
Congolese Egyptologist Theophilus Obenga is these. In a video
diffused by our friends of Congopage, the African scientist
considers that it is the demonstration of a complex of inferiority
which some of our compatriots with respect to the white test.
Actually not astonishing : questioned a few years ago by F. Sudan
about to know if there were in the history of Congo a personality
which it admired, the current Head of State of Congo was unable to
quote the least name. A lapse of memory undoubtedly, unless it is
not about the high regard which he nourishes for his own person.
Some extracts of the reflexions of professor
Obenga.
Since the Congolese do not love the Congolese, since
the Congolese a political hatred opposite from/to each other, they
have prefer to celebrate a foreign politician like Savorgnan De
Brazza, that made direction; since no politician has consideration
in Congo, neither Jacques Opangault neither Youlou, nor the Felix
Maléka, it there of much. No politician has consideration in Congo,
by the Congolese, it is very normal that by a complex of
inferiority, they adore a foreigner, a foreigner who is colonial
which had come to conquer grounds, which was on mission. The
Congolese prefer to adore the foreigner to test respect for a
Congolese. It is extraordinary! There are only us to do it! It is
necessary to make the diagnosis of mentality, psychology, the major
political conscience (...) Thus at the bottom we are the children of
Brazzaville, Brazza, we are Brazzaville. It is adored. Is better to
adore it, make God and to scorn the traditional kings of it. In
Loango there was a kingdom! Does one teach even that at the
primary school? (...) Nothing! Nganga Mabiala, which speaks about
it? (...)
De Brazza raped a princess batéké with Mbé charged
with royal fire crowned (...) Maintenant if you want to celebrate
somebody who raped a Congolese woman, made! (...) Of Gaulle knew
well that of Brazza had raped a woman, it is an established fact,
known, banal, that one hides (...) Swept knew it (...) These are not
things that one manufactures against Brazza, it raped a Congolese
and today of the Congolese encensent it like a Pharaon
(...). | Dernières modifications le
05.10.06 |