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 PRESSAFRIQUE 03.10.06
Quand le néogouverneur Sassou III réhabilite le colonialisme

"Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme"
(André Césaire, Discours sur le Colonialisme)

Aujourd'hui 3 octobre, le régime ubuesque du néogouverneur françafricain Sassou III parvenu au pouvoir par la guerre civile en 1997 subventionnée par les 3 E (l'Elysée, Elf et l'Etat-major français), grand ami personnel de Jacques Chirac, a donc décidé de célébrer la mémoire du colon Pierre Savorgnan de Brazza en rapatriant sa dépouille à Brazzaville pour lui consacrer un mausolée qui a coûté la bagatelle de quelques millions d'euros. Alors que plus de 70% de la population congolaise vit en deça du seuil de pauvreté, que le régime inique et corrompu de la bande françafricaine à Sassou brade le pétrole et pille les richesses du pays pour mieux les faire s'évaporer dans les paradis fiscaux, l'Ubu tout puissant n'a rien trouvé de mieux que de priver l'Etat congolais d'une manne financière pour célébrer ses maîtres à penser et à agir coloniaux auxquels il doit tant. Car si Sasou III est revenu au pouvoir en 1997, s'il a obtenu un poste à la présidence de l'Union africaine c'est en grande partie grâce au soutien indéfectible de Jacques Chirac. Ce n'est plus un secret pour personne sauf pour un certain nombre de médias qui font mine de croire dans une posture négrophobe affectée que la Françafrique a tout bonnement disparu depuis hier. Lorsque les présumés criminels contre l'humanité congolais ont maille à partir avec la justice française sur le territoire français ils sont tout bonnement exfiltrés vers le Congo avec les bons soins du Quai à l'instigation du Chateau . Des procédés dignes d'une république bananière.

Depuis 1997, la Françafrique a su restaurer en la personne de Sassou une dictature néocoloniale au Congo beaucoup plus favorable à ses intérêts qui a assassiné la démocratie, privatisé les ressources nationales pour le compte de son clan et de ses maîtres coloniaux, réussi à faire plonger son pays dans les tréfonds du sous développement et su ressusciter en bon vassal la mémoire glorieuse de ses maîtres. Un condensé d'aliénation culturelle et politique où le néogouverneur de service a définitivement renoncé au socialisme pour un narcissisme criminel et prédateur. Ce grand contempteur de la coloniale à l'instar d'Eyadéma au Togo, Bokassa en Centrafrique, Déby au Tchad, Bongo au Gabon, va donc faire une offrande à ses maîtres. Les maîtres qui soit dit en passant ont rechigné à se déplacer. Ce 3 octobre, il n'y aura que le ministre français des affaires étrangères (grand défenseur devant l'éternel de la loi du 23 février 2005) pour cette communion honteuse à Brazzaville tandis que les grandes obédiences maçonniques (Grand Orient de France, La Grande Loge Française et la Grande Loge Nationale Française dont Sassou en bon néogouverneur françafricain fait partie) n'ont même pas osé s'y rendre de manière officielle. Quant aux Congolais, ils assistent impuissants à cette apologie coloniale humiliante et rabaissante avec la faim au ventre et la rage au coeur pour une grande partie d'entre eux.

"Mutisme et surdité s'installent
derrière les yeux.
Je vois le poison fleurir.
En toute sorte de paroles et de formes.
"
Paul Celan.

A lire :
MWINDA 03.10.06
Le jour de honte est arrivé !

MWINDA 03.10.06
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CONGOPAGE juin 2006
De Brazza, faux « humaniste », vrai violeur ?



Lire chez Pressafrique :
PRESSAFRIQUE 22.09.06
Congo, pétrole, Françafrique et Chiraquie

PRESSAFRIQUE 15.09.06
Congo - Brice Mackosso et Christian Mounzeo membres de la coalition internationale «Publiez ce que vous payez» interviewés sur RFI

15.09.06
La Chinafrique pille l'Afrique comme les autres

PRESSAFRIQUE 25.01.06
Quand des kleptocrates congolais pillent les richesses de leur pays avec le soutien de la Françafrique

PRESSAFRIQUE 21.07.05
Procès des disparus du Beach - Une mascarade Françafricaine

PRESSAFRIQUE 17.04.04.
L'Affaire Ndengue. Les menaces de Sassou envers Chirac. Quand la Françafrique fait dérailler la justice française.


Un internaute nous a écrit :
Bonjour mesdames, messieurs
 
Je prends la peine de vous écrire pour protester contre le fait que demain 03 octobre sera célébré par le régime de Monsieur Sassou la venue des cendres de PS De Brazza sur le sol congolais, avec grandes pompes. je tiens à répéter que cet acte non seulement jette une honte sans nom aux congolais, mais aussi montre l'incapacité chronique de ce régime à entreprendre un bien fait pour le peuple de notre pays.
 
avec 10 milliards on aurait pu réhabiliter des hôpitaux, on aurait pu tenter de moderniser l'unique université du congo, investi dans l'adduction d'eau, dans quelques routes... mais notre Président bien aimé préfère faire l'apologie du colonialisme, au moment où il fait débat et que ceux qui ont lutté contre ce système abject n'ont pas été  honorés.
 
Cet impénitent dictateur, qui préfèrent jetter par la fenêtre l'argent du peuple congolais, au lieu de l'utiliser pour le soulager des peines qui sont les siennes, mérite le TPI, mais grâce au soutien inconditionnel de ses mandataires, la clique françafricaine de chirac, il en est pour l'instant exempté. son heure viendra, pour le plus grand bonheur des congolais.

Un internaute nous a écrit :
Any African, any Congolese normally made up, i.e. proud to be it and worthy of this name can only detest this national shame which constitutes transport, next on October 3, of the remainders of Savorgnan De Brazza to Congo and especially construction with Brazzaville of an expensive mausoleum to the glory of colonization.
   
  The large Congolese Egyptologist Theophilus Obenga is these. In a video diffused by our friends of Congopage, the African scientist considers that it is the demonstration of a complex of inferiority which some of our compatriots with respect to the white test. Actually not astonishing : questioned a few years ago by F. Sudan about to know if there were in the history of Congo a personality which it admired, the current Head of State of Congo was unable to quote the least name. A lapse of memory undoubtedly, unless it is not about the high regard which he nourishes for his own person.

Some extracts of the reflexions of professor Obenga.

Since the Congolese do not love the Congolese, since the Congolese a political hatred opposite from/to each other, they have prefer to celebrate a foreign politician like Savorgnan De Brazza, that made direction; since no politician has consideration in Congo, neither Jacques Opangault neither Youlou, nor the Felix Maléka, it there of much. No politician has consideration in Congo, by the Congolese, it is very normal that by a complex of inferiority, they adore a foreigner, a foreigner who is colonial which had come to conquer grounds, which was on mission. The Congolese prefer to adore the foreigner to test respect for a Congolese. It is extraordinary! There are only us to do it! It is necessary to make the diagnosis of mentality, psychology, the major political conscience (...) Thus at the bottom we are the children of Brazzaville, Brazza, we are Brazzaville. It is adored. Is better to adore it, make God and to scorn the traditional kings of it. In Loango there was a
 kingdom! Does one teach even that at the primary school? (...) Nothing! Nganga Mabiala, which speaks about it? (...)

De Brazza raped a princess batéké with Mbé charged with royal fire crowned (...) Maintenant if you want to celebrate somebody who raped a Congolese woman, made! (...) Of Gaulle knew well that of Brazza had raped a woman, it is an established fact, known, banal, that one hides (...) Swept knew it (...) These are not things that one manufactures against Brazza, it raped a Congolese and today of the Congolese encensent it like a Pharaon (...).


Dernières modifications le 05.10.06