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En 1943, alors que la France tente de se
libérer de la domination nazie, le parcours de
quatre "indigènes", soldats oubliés de la première
armée française recrutée en
Afrique. Abdelkader, Saïd,
Messaoud et Yassin, réputés pour leur courage,
sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour
la France ou pour l'armée française, foi en la
liberté et l'égalité, leurs motivations divergent
pour un même combat, libérer la France, les armes
à la main.
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Extrait du Zapping
de Canal Plus le 01.10.06 (Passez le curseur de
la souris sur
l'image) |
Ce
titre a été choisi durant la phase de recherches
et de documentation entamée par Rachid Bouchareb, comme il l'explique lors de la conférence
de presse cannoise : "Durant la phase de
recherche et de documentation, le film ne
disposait pas de titre. En rencontrant ces gens
qui avaient participé à cette guerre, je me suis
rendu compte qu'une citation revenait souvent dans
leurs paroles, celle de "soldat indigène". Ce
titre, je ne l'ai pas choisi, il s'est imposé à
moi. Ce titre renvoie également "au code
"Indigena" qui a été établi en Algérie en 1881 et
qui définissait l'indigène comme une personne
native de son pays mais n'ayant pas les mêmes
droits qu'un citoyen normal. C'était en quelque
sorte un demi-citoyen qui n'avait pas de
perspectives d'avenir", comme l'explique
Sami
Bouajila, lors de cette même
conférence.
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LE
MONDE "Indigènes" : une page oubliée de
l'histoire de France C' 'est une page
occultée de l'histoire de France qu'entend retracer
Rachid Bouchareb : 130 000 tirailleurs maghrébins et
africains s'engagèrent en 1943 dans l'armée française
pour libérer la "mère patrie" de l'ennemi nazi,
que la hiérarchie militaire coloniale appela
"indigènes". Parmi ces soldats morts au champ
d'honneur, on retrouve, sur le site Internet du
ministère de la défense, les noms de Debbouze, Bouajila,
Zem et Naceri. C'est dire l'investissement des quatre
acteurs principaux de cette épopée qui, au-delà du défi
artistique, rendent hommage à leurs
ancêtres...
"C'est moi Lapaye
Natou, l'homme de l'homme, coeur de lion, peau de
panthère, l'homme qui en fait son dawar, en a Mer, en a
Méditerranée, en a l'Est Baden-Baden. Celui qui me
connaît ça va, celui qui ne me connaît pas tant
pis." Lapaye Natou.
FRANCE 5 
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Chronique de Chloé
Delaume.
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