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Nôtre bon président a reçu en son chateau
élyséen son ami Ubu roi du Gabon et tyran installé sur le trône par
la Françafrique. Albert Bernard fut installé par
Foccart et De Gaulle à la tête du Gabon en 1967 (selon Pierre Péan, Joël Calmettes et François-Xavier Verschave).
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« Le Gabon a été une excroissance de la République
dirigée conjointement par Jacques Foccart, le parti gaulliste
et Elf. En 1993, le président Bongo s'est maintenu au
pouvoir grâce à un ''coup d'état électoral'', opéré avec la
bienveillante neutralité du gouvernement français ».
(Pierre Péan, Audition par la mission d'Information sur le rôle des
compagnies pétrolières. Pétrole et éthique, rapport cité, t.I,
p.158-159. cité par F.X Verschave dans Noir Silence,
p.198).
« Pour la
Saint-Nicholas, on ressort la machine électorale made in France. La
machine vote massivement Bongo. Le miracle informatique, rodé en
maints pays d'Afrique, multiplie à volonté les électeurs et les
votants, transforme une minorité en majorité, une défaite ou un
ballottage en victoire. Avec 4 chiffres significatifs : 66,55%.
Bingo pour Bongo ! Pourquoi lésiner ? » Noir Silence, François-Xavier Verschave,
p.201. |
A la sortie de l'Elysée le bon roi qui se
représentera en 2012 y est allé de son commentaire sur la situation Tchad,
damant le pion au porte-parole de l'Elysée.
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AP 30.11.06 Darfour: les rebelles "sont en déroute", selon Omar
Bongo
PARIS (AP) - "Je crois que les rebelles, tant
en Centrafrique qu'au Tchad, sont en déroute", a déclaré jeudi le
président du Gabon, Omar Bongo, à l'issue d'un entretien à
l'Elysée avec Jacques
Chirac.
Interrogé sur la situation au Darfour, M.
Bongo a déclaré: "je crois que ça va aller, (...) je crois que les
rebelles tant en Centrafrique qu'au Tchad, sont en
déroute".
"Les forces centrafricaines et les forces
tchadiennes ont délogé les rebelles (...) qui faisaient mouvement
sur N'Djamena. Supposons qu'ils vont être stoppés", a-t-il expliqué.
"En Centrafrique, (les rebelles) ont quitté Birao", dans le nord-est
du pays. "Ils sont repartis d'où ils étaient venus. Souhaitons que
cela soit d'une manière définitive", a ajouté le président
gabonais.
Selon l'Elysée, le président français a de son
côté "rappelé l'engagement de la France aux côtés de l'Union
africaine en faveur de la stabilité
régionale"... | Et si Nôtre bon président imitait son ami personnel
et se présentait en 2007, Nôtre bon Président n'a jamais que 4 ans de plus
que son ami Omar Bongo. Pour son anniversaire Nôtre bon
président a su bien s'entourer. Heureusement qu'il n'a pas invité Poutine
sinon cela aurait fait jaser. Ah, les us et
coutumes de la Françafrique...
| Les valises d'argent frais ont certes
atterri au RPR et à l'UDF, mais aussi au PS. Et les amitiés
maçonniques ont fait le reste. Pour apaiser le courroux du
bienfaiteur, outré par un brûlot de Pierre Péan,
la France rose lui dépêche tour à tour le défunt François de
Grossouvre, Roland Dumas - «mon ami intime» - puis le Premier
ministre Pierre Mauroy. On promet même au roi des Batéké, reçu avec
faste l'année suivante, une centrale nucléaire. Il compte
aujourd'hui parmi ses plus ardents avocats l'ex-ministre Catherine
Tasca ou Michel Rocard. Bongo puise dans une fortune colossale,
bâtie avec le concours d'Elf, de quoi huiler les rouages de son
pouvoir. A tous les coups il gagne. Réélu président, Omar Bongo peut
compter sur la bienveillance d'une France à qui il doit tout et qui
lui doit tant. L'Eternel Bingo de
Bongo
par Vincent Hugueux. L'Express.
10.12.98 | |