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PRESSAFRIQUE
01.12.06 | ||
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Tandis que France 3 diffusait en prime
time le lundi un reportage à la gloire de nos paras (La meilleure façon de marcher) portant haut et fort les valeurs viriles et
spartiates de nouvelles recrues voulant s'engager dans les chasseurs
parachutistes (avec une scène d'anthologie où l'on demande aux nouvelles recrues
de jouer une scène héroïque de la colonisation où un
para lutta contre dix adversaires), le même jour on avait droit à
un complément d'enquête sur France 2 intitulé "violences gratuites : la France à la peine", se
focalisant sur l'insécurité et les mille manières de l'endiguer du clin
d'oeil à la politique blairiste de "tolérance zéro" en allant jusqu'au
centre éducativo-psychiatrique. Le jeudi se fut l'apothéose sur
France 2 où l'on servait la soupe au candidat de l'UMP
dans A vous de
juger
dont la plus grande partie de l'émission
fut focalisée sur l'insécurité. Des témoins défilent pour exprimer leur peur
dans les banlieues puis le drame de Marseille et les violences
gratuites (déja traitées lundi sur la même chaîne) reviennent en
boucle dans la rhétorique sarkozienne. Ajout du
05.12.06 : alors que le projet de loi sur la délinquance de
Nicolas Sarkozy vient d'être adopté à l'assemblée nationale par la
majorité UMP, nous revenons au travers d'extraits du Zapping de
Canal Plus (03.12.06) sur les faits médiatiques marquants de la
semaine dernière dans le PAF illustrant notre article. Un
montage Pressafrique donc. Par ordre d'apparition à
l'écran : diffusion le lundi en prime time sur France 3
d'une ode à nos chasseurs parachutistes intitulée "la
meilleure façon de marcher", diffusion peu après sur
France 2 le même jour de Complément d'enquêtes dont le
thème était "les violences gratuites : la France
à la peine", ensuite c'est au tour de Sarko de faire son
show dans l'émission "A vous de juger" et de
confirmer sa candidature à la course de l'Elysée. Une curiosité
sur France 2, un entretien entre le chanteur Renaud et Guillaume
Durand sur la politique de Sarkozy, et pour finir par un
extrait du discours sur l'éducation du du locataire de la place
Beauvau devant ses militants . On instrumentaliserait les
sentiments de peur à des fins politiques que l'on ne s'y prendrait
pas mieux. Nos bidasses seront ils les nouveaux éducateurs de
demain ? Attention
images violentes
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