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PRESSAFRIQUE
30.11.06 | |
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Il était temps de tomber les masques.
On sortait le prétexte de la légitime défense pour justifier des ripostes
de l'armée française au Tchad et en Centrafrique, on écrivait doctement
que l'armée française ne prêtait son aviation que pour aider au repérage
des rebelles au Tchad et en Centrafrique. Comme au temps jadis, cette
fois-ci l'armée française s'implique directement et attaque les positions
des rebelles pour soutenir les tyrans qu'elle a portés
au pouvoir dans
ces pays. Au moment où Dominique de Villepin embrasse le tyran Idriss Déby
que l'opposition tchadienne accuse d'avoir été responsable par le passé
de dizaines de milliers de morts, l'aviation française porte secours au
néogouverneur Bozizé contre les rebelles centrafricains armés par le
régime criminel de Khartoum. Que l'on aille plus nous parler hypocritement
de post-colonialisme cela ressemble bel et bien à du néocolonialisme.
Arrêtons l'hypocrisie, la France préserve son pré-carré par la force à
coups de bombardement et soutient des dictateurs pour ses intérêts (Gabon, Togo, Tchad, Centrafrique, Congo, ...). Pauvres Africains, leur seule voie de
contestation dans ces régimes totalitaires c'est de prendre les armes et
d'être instrumentalisé par des puissances criminelles. Pauvre Afrique
francophone ! AP 30.11.06
BANGUI (AP) - Des Mirage français ont bombardé
deux villes aux mains des rebelles dans le nord de la Centrafrique
jeudi, forçant la rébellion à abandonner l'une d'entre elles après
des affrontements avec les forces gouvernementales. Les rebelles ont quitté Ouadda après des
affrontements avec les forces gouvernementales, a précisé par
téléphone Diego Albator Yao, responsable des opérations militaires
de la rébellion. A Paris, le porte-parole de l'état-major des
armées Christophe Prazuck a confirmé que des Mirage français avaient
tiré sur des positions rebelles à Ouadda et Ndele, intervenant à la
demande des forces gouvernementales confrontées à une "résistance
significative" dans ces deux villes. Selon Yao, des hélicoptères auraient également
participé aux frappes sur Ndele, information non-confirmée à
Paris. Pendant ce temps là Omar Bongo, tyran françafricain est reçu à l'Elysée et se fend d'une déclaration sur la situation au Tchad en écho avec celle de l'Elysée. Bongo depuis 1967, un excellent communiquant pour l'Elysée. |