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PRESSAFRIQUE
28.11.06 |
| La guerre civile s'étend
au Tchad et en Centrafrique. Partie du Darfour elle s'étend
progressivement aux deux voisins françafricains. Et les présidents
tchadiens et centrafricains ne doivent leur maintien au pouvoir que grâce
à l'armée française. Les néogouverneurs Idriss Déby
et François Bozizé mis au pouvoir par la Françafrique sont donc soutenus à bout de
bras par l'armée française tandis que les rebelles lourdement
armés par le Soudan veulent imposer eux aussi leur régime par la force.
Une impasse avec un risque d'embrasement à toute la sous-région dans la triste logique françafricaine gaullienne. Soutenir des dictateurs à vie nuit gravement à la santé de ces pays : une paupérisation croissante de la population, un effondrement de l'économie vampirisée par l'ancienne puissance coloniale, une annihilation de l'opposition politique rangée au rang de faire-valoir et une ethnicisation de la société qui rendent ces pays vulnérables et les font devenir de véritables poudrières et suscitent à défaut de débat politique des confrontations guerrières pour renverser les dictateurs au pouvoir. Une spirale infernale qui nous fait dire que contrairement à ce que pensent certains, les Africains n'ont jamais été prêt pour la dictature pas plus que tout autre peuple d'ailleurs. La situation est devenue particulièrement explosive dans la région. Le Soudan armé par la Chinafrique a voulu organisé un nettoyage colonial du Darfour en armant les milices Janjawid, Idriss Déby a armé les rebelles soudanais au régime de Khartoum et la guerre semble s'étendre. L'ONU ne sait que faire tandis que la Françafrique défend les dernières onces de son pré-carré aux fusils (Le Monde 28.11.06 L'armée française tire sur des rebelles au Centrafrique) . Les exactions se font de part et d'autres. En Centrafrique (selon RFI 28.11.06) l'armée incendierait les villages suspectés d'abriter des sympathisants aux rebelles et les rebelles font régner la terreur là où il passe. Au Tchad, les rebelles ont adapté leur stratégie. Ils ont adopté une stratégie du hit and run. Ils attaquent puis disparaissent dans la nature pour ne pas se faire repérer par les avions de chasse français. Une impasse qui a un air de déja vu ! |