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 PRESSAFRIQUE 17.11.06
Clichés raciologiques (VI) : Bruckner dérape et Frêche redérape

 Habitué des plateaux de France Télévisions comme en son temps certains négrophobes, l'essayiste Pascal Bruckner a fait un dérapage contrôlé lors d'un séjour à Lausanne où il a soutenu pleinement le durcissement de la loi suisse sur l'immigration proposé par Christoph Blocher, homme fort des populistes de l'Union démocratique du centre. Une réforme acceptée par référendum et sensiblement voisine du thème de "l'immigration zéro" prônée par l'extrême droite française. Et Bruckner de justifier cette loi de la sorte :  «La Suisse montre la voie à l'Europe [...] C'est une question de bons sens. Commençons par intégrer nos immigrés, par [...] en faire de vrais Suisses, de vrais Français ou de vrais Espagnols, avant d'en laisser entrer d'autres.» (Libération  11.11.06 Pascal Bruckner dérape).  Une réforme qualifiée d' «insulte aux droits humains les plus élémentaires» par la gauche suisse.

Le socialiste Georges Frêche, président de la région du Languedoc-Roussillon, quant à lui récidive. Après avoir qualifié les Harkis dans la digne tradition coloniale de "
sous-hommes" (rappelons pour les incultes que les indigènes coloniaux étaient considérés comme des "sous-hommes" ou des "sous-évolués" au Beau temps des colonies et que certains d'entre-eux furent exhibés dans des zoos coloniaux glorifiés au travers de chansons populaires tandis que d'autres furent impitoyablement massacrés voire génocidés ; comme disait son mentor François Mitterrand "vous savez dans ces pays là..."), le voici qui se plaint de la surreprésentation des "blacks" dans l'équipe de France de football. Sans doute regrette-t-il la bonne vieille équipe d'Hidalgo. A l'instar de Jean-Marie Lepen et d'Alain Finkielkraut il trouve qu'il y a trop de "blacks" dans cette équipe et pas assez de "Français de souche blanche".
Propos relayés dans le Midi Libre, non démentis par l'auteur et reproduit dans Libération (Racisme : Frêche rallume la mèche) : 
«Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks.»

Le Ségolèniste, Georges Frêche, dans une conférence de presse, a justifié ses propos de manière ahurissante, s'enfonçant un peu plus dans le racisme ordinaire : C'est comme dans d'autres secteurs : ça me peine que pour bâtir on soit obligé de faire venir des Estoniens, des Lituaniens, des Polonais, des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, etc. Il y a un certain nombre de gens qui ne participent pas à l'effort national [...]. J'ai honte pour les Français de souche blanche. Avoir une équipe de neuf Noirs sur onze, ça veut dire qu'une grande majorité de Français ne pratiquent plus le football à ce niveau [...]. De toutes les façons, la meilleure preuve [de mon innocence] est que l'ensemble des élus qui se trouvaient présents n'ont estimé ni opportun ni nécessaire d'intervenir». 

Jolie preuve en effet qui en dit long !


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