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Habitué des
plateaux de France Télévisions comme en son temps certains négrophobes, l'essayiste Pascal
Bruckner a fait un dérapage contrôlé lors d'un séjour à Lausanne où il a
soutenu pleinement le durcissement de la loi suisse
sur l'immigration proposé par Christoph Blocher, homme fort des
populistes de l'Union démocratique du centre. Une réforme acceptée par
référendum et sensiblement voisine du thème de "l'immigration
zéro" prônée par l'extrême droite française. Et Bruckner de
justifier cette loi de la sorte : «La Suisse montre la voie
à l'Europe [...] C'est une question de bons sens. Commençons par intégrer
nos immigrés, par [...] en faire de vrais Suisses, de vrais Français ou de
vrais Espagnols, avant d'en laisser entrer
d'autres.» (Libération 11.11.06 Pascal Bruckner dérape). Une réforme qualifiée d' «insulte aux
droits humains les plus élémentaires» par la gauche suisse.
Le socialiste Georges Frêche, président de la
région du Languedoc-Roussillon, quant à lui récidive. Après avoir
qualifié les Harkis dans la digne tradition coloniale de "sous-hommes" (rappelons pour
les incultes que les indigènes coloniaux étaient considérés comme des
"sous-hommes" ou des "sous-évolués" au Beau temps des colonies et que certains
d'entre-eux furent
exhibés dans des zoos coloniaux glorifiés au travers de chansons populaires tandis que d'autres furent impitoyablement massacrés voire génocidés ; comme disait son mentor François Mitterrand "vous savez dans ces pays là..."), le voici qui se
plaint de la surreprésentation des "blacks" dans l'équipe de France de
football. Sans doute regrette-t-il la bonne vieille équipe d'Hidalgo.
A l'instar de Jean-Marie Lepen et d'Alain
Finkielkraut il trouve qu'il y a trop de "blacks" dans cette
équipe et pas assez de "Français de souche blanche". Propos
relayés dans le Midi Libre, non démentis par l'auteur
et reproduit dans Libération (Racisme : Frêche rallume la
mèche) :
«Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze.
La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de
la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont
nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks.»
Le Ségolèniste, Georges Frêche, dans une conférence de
presse, a justifié ses propos de manière ahurissante, s'enfonçant un peu
plus dans le racisme ordinaire : C'est comme dans d'autres secteurs : ça me peine que pour bâtir
on soit obligé de faire venir des Estoniens, des Lituaniens, des Polonais,
des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, etc. Il y a un certain nombre
de gens qui ne participent pas à l'effort national [...]. J'ai
honte pour les Français de souche blanche. Avoir une
équipe de neuf Noirs sur onze, ça veut dire qu'une grande majorité de
Français ne pratiquent plus le football à ce niveau [...]. De
toutes les façons, la meilleure preuve [de mon innocence] est que
l'ensemble des élus qui se trouvaient présents n'ont estimé ni opportun ni
nécessaire d'intervenir».
Jolie preuve en
effet qui en dit long !
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