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PRESSAFRIQUE
11.12.06 | |||
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"J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien..." Le culte de l'amnésie
soigneusement entretenu par une propagande nationalo-souverainiste fait
que les citoyens français n'ont pas accès à toute l'Histoire. La coloniale
monceau de fascisme raciste
avant l'heure est glorifiée au
nom d'une lecture sélective des droits de l'homme héritée du siècle des
Lumières relativiste (pour les
malcomprenants : la philosophie
des Lumières est une très belle philosophie mais qui au XVIIIème
siècle ne s'appliquait pas aux nègres. Il y avait
une conception très restreinte des droits de l'homme, du relativisme culturel à l'aune
de ce qui allait être appelé par la suite "la race") et les parties sombres de
l'Histoire sont gommées. De telle façon que
lorsque l'on associe les propos de négrophobes avec l'idéologie nazie, les
gens sont estomaqués et choqués d'un tel rapprochement. Forclusion
donc. L'exemple des propos tenus par le très mitterandôlatre Pascal
Sevran est paradigmatique. Il évoquait de
manière provocatice la nécessité de "stériliser la moitié de la planète"
pour endiguer la famine en Afrique. Il ne savait peut-être pas que les
nazis ont mis en place ce programme dès le milieu des années trente pas
plus que probablement ses supporters comme Jack Lang, ancien ministre de
la culture qui n'avait pas non plus entendu les propos de Frêche sur les "sous-hommes" à Montpellier. Seul Jack Lang
, l'ancien ministre socialiste de la culture, a jusqu'ici
volé à son secours, affirmant "avec force que, par ses comportements
et par ses actes, Pascal Sevran est profondément antiraciste" (Le
Monde 08.12.06 L'animateur Pascal Sevran accusé de
racisme et d'"éloge de l'eugénisme"). Un article
de l'Humanité relativise quant à lui les propos du "bel
écrivain"- animateur de France Télévisions
. L'HUMANITE
07.12.06 J'ai vu ça, ce matin, à la une
d'un journal. Le titre était : « Heil Sevran ». Je
n'ai pas aimé ça. Il semble (d'après ce que j'ai lu dans l'article)
qu'en effet Pascal Sevran a écrit et dit des choses que l'on peut
trouver mal venues, et qu'en tout cas je ne partage pas. Pourtant,
je n'ai pas aimé ça, parce que je n'aime pas que la meute se jette
sur un homme, même quand il a commis une faute. Pascal Sevran est un
bel écrivain. Pascal Sevran a enchanté des milliers de gens avec nos
plus belles chansons. Il en a écrit aussi, par exemple ce
chef-d'oeuvre que chantait Dalida : « Il venait d'avoir
dix-huit ans, Il était beau comme un enfant, fort comme un
homme... » Je demande que l'on
ne lâche pas les chiens sur l'homme qui nous a donné ces
bonheurs.
Hitler aussi n'aimait pas trop qu'il y ait trop de
noirs sur les stades. Mais la comparaison s'arrête là ! Comparaison n'est pas
raison, on est d'accord ! L'idéologie nazie a été caractérisée avant tout par la mise en place
de la solution finale pour les Juifs, les Tziganes et
les homosexuels au nom de "la race". La
stérilisation des noirs et leur déportation pour un certain nombre dans les camps n'est
donc pas un épiphénomène mais participent d'une certaine
continuité dans l'idéologie de purification ethnique chez les nazis.
L'amalgame s'arrêtera donc là. Les propos de Sevran et d'autre
national-socialo-populiste ont cependant le mérite de rappeler aux
incultes une histoire auquelle ils n'ont jamais eu accès. Les
"sous-hommes", dans la théorie néo-évolutionniste qui fera le lit de
l'eugénisme - fin XIXème, début du XXème siècle - déformant la
théorie darwinienne, désignaient à l'origine les sauvages indigènes,
c'est à dire les colonisés et autres chaînons intermédiaires entre
l'animal et l'homme. La déshumanisation de l'autre servait
à justifier son asservissement ou dans le pire des cas son extermination. On se rappelera la campagne de propagande nazie "la honte noire" qui permit au IIIème Reich d'adopter les lois sur la
stérilisation des enfants métis en Allemagne : "Lors de la campagne
contre "la pollution du sang allemand" par les troupes coloniales
françaises qui occupaient la Rhénanie, en 1920, le sculpteur K. Goetz
réalisa cette médaille. Au recto, le
profil à charge d'un tirailleur sénégalais, la devise de la République et
cette mention: "La garde sur le Rhin". Au verso, un phallus dressé
couronné d'un casque français et une femme allemande violée attachée au
membre du tirailleur" (Amnistia.net 09.12.06 La "honte noire" ). " Je trouve cette polémique stupide
et cela me met de bonne humeur" ! Si je peux aider à sauver du gouffre
France Soir, cela aura au moins servi à quelque chose ! Je n'ai pas de
comptes à rendre, ni à vous ni à personne. Je dis ce que je veux et
j'écris ce que je veux ! Me considérez comme un néo-nazis est une belle
connerie". |