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LES CRIMES CONTRE L'HUMANITE ET CRIMES DE GUERRE COMMIS EN COTE D'IVOIRE PAR L'ETAT FRANCAIS SOUS JACQUES CHIRAC PUIS NICOLAS SARKOZY DE 2002 A 2011



- Novembre 2004, CRIMES CONTRE L'HUMANITE SOUS LE GOUVERNEMENT CHIRAC : massacre par l'armée française de 62 civils manifestant pour Gbagbo

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Début avril 2011 : COMPLICITE DE CRIMES CONTRE L'HUMANITE et CRIMES DE GUERRE SOUS LE GOUVERNEMENT DE NICOLAS SARKOZY

Chronologie des faits :
2000
Gbagbo mal élu
- 2001 Le gouvernement Gbagbo traite économiquement avec la Chine et les USA
- 2002 Coup d'Etat et guerre civile soutenue par la France à partir du Burkina Faso
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2002 Côte d'Ivoire partagée en deux, la Licorne s'interpose
- 2004 La Françafrique arme les deux camps
- Novembre 2004 Un camp militaire à Bouaké est bombardé (9 soldats français tués). Refus du parquet de poursuivre les pilotes ayant bombardé le camp des soldats français. Les pilotes sont relâchés à la demande de la France. Secret-défense. 
Neuf novembre 2004 :
Soixante-deux civils ivoiriens massacrés par l'armée française.
- Novembre 2010 :
Ouattara mal élu
- Mars-avril 2011 : massacre de masse à Duékoué par les forces Ouattaristes avec le soutien de l'armée française.
Début avril 2011 :
Bombardements d'Abidjan par les forces françaises : bombardements du centre hospitalier universitaire et d'un supermarché à Cocody.


 Résumé : Que s'est-il vraiment passé durant la "bataille d'Abidjan" ? Pourquoi l'Elysée était prêt à tout pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir ? Avec quels alliés africains Nicolas Sarkozy a-t-il mis en place sa stratégie ? Qui sont réellement Dominique et Alassane Ouattara et de quels soutiens politiques et financiers bénéficient-ils ? Pourquoi Laurent Gabgbo est-il si détesté par les Européens ? Pourquoi le ministère de la Défense français semble-t-il freîner l'enquête sur l'assassinat de 9 soldats français en 2004 à Bouaké ? Que s'est-il passé dans l'affaire Guy-André Kieffer ? A l'aide de documents et de témoignages issus des services secrets et militaires français, de l'Union Européenne, de l'ONU, ce livre est la première enquête explosive sur les événements de Côte d'Ivoire.

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Définition du Crimes contre l'Humanité (Wikipedia) : Un crime contre l'humanité est une infraction criminelle comprenant l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre une population civile.

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Définition du Crimes de guerre (
Wikipedia)
En
1945, le procès de Nuremberg, chargé après la Seconde Guerre mondiale de juger les criminels et organisations nazis, définissait ainsi le crime de guerre, dans la Charte de Londres : «Assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, assassinat ou mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, exécution des otages, pillages de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires.»


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- 2000
Gbagbo mal élu, Ouattara n'a pu se présenter aux élections à cause du concept d'Ivoirité mise en place par Bédié prédécesseur de Gbagbo.
- 2001 Le gouvernement Gbagbo traite économiquement avec la Chine et les USA. 
 

VIGILE.NET 10.01.11
Désinformation et crise en Côte d'Ivoire.
Qui sont Gbagbo et Ouattara ?

En 2000, les Ivoiriens souhaitaient mettre fin à l'exploitation coloniale qui s'était poursuivie après 1960, c'est-à-dire après que leur pays eut cessé théoriquement d'être une colonie et eut accédé à l'indépendance. Pendant le long règne de 35 ans de Félix Houphouët-Boigny, la Côte d'Ivoire est demeurée largement inféodée à la France. Les échanges commerciaux sont restés fortement teintés de colonialisme : la Côte d'Ivoire bradait son cacao brut au profit de la France, qui lui renvoyait du chocolat au prix fort. Les marchés publics étaient systématiquement attribués à des entreprises françaises, qui s'enrichissaient aux dépens des Ivoiriens.

Au lieu de continuer d'accorder des contrats léonins aux Français, Laurent Gbagbo a décidé de faire jouer la concurrence. Les Chinois sont arrivés avec leurs ingénieurs et leurs bulldozeurs, prêts à faire les mêmes travaux d'infrastructure pour une fraction du prix. Cette politique d'affranchissement est probablement ce qui a valu à Laurent Gbagbo et à son peuple la guerre civile, même si on a plutôt cherché à justifier cette guerre par un prétexte, soit le mécontentement d'une partie de la population au sujet du concept d'ivoirité ou de prétendues tensions interethniques. De nombreux chefs nationalistes africains ayant eu le malheur de chercher l'intérêt général de leur peuple ont gouté à une médecine semblable. Certains l'ont payé de leur vie.

DAILY MOTION (VIDEO) 14.05.11
Jean Ziegler fait des révélations édifiantes



- 2002
COUP D'ETAT ET GUERRE CIVILE EN COTE D'IVOIRE .
L'Etat français sous le gouvernement Chirac arme et soutien les rebelles des "Forces Nouvelles" de Ouattarra et Soro à partir de la
dictature françafricaine du Burkina Faso. Le dictateur françafricain, Blaise Compaoré, est selon ses propres dires (JAI 08.10.07 Blaise Compaoré : « J'assume »)  un soutien du criminel contre l'humanité Charles Taylor

BILLETS D'AFRIQUE Novembre 2002- Paris pas blanc
Le noyau rebelle s'était établi au Burkina voisin. Il y a préparé une forte logistique et obtenu beaucoup d'argent. La Françafrique est chez elle à Ouagadougou (Compaoré est une sorte de croisement des réseaux Foccart et Pasqua) et elle trône à l'Élysée : il est difficile de croire que l'on n'y savait pas ce qui se tramait au cour du "pré carré" ; par ailleurs, la droite hexagonale a d'autres amis ivoiriens que Laurent Gbagbo, jugé trop peu "coopérant" avec les intérêts français (tels ceux de Bouygues dans l'eau, l'électricité et les grands travaux)
Bref, il est probable que l'Élysée a laissé faire ou favorisé la perspective d'un changement de pouvoir à Abidjan. Cela nous a été confirmé par deux sources, l'une rapportant la confidence d'un Chiraquien, l'autre proche des rebelles 1. Ce choix françafricain ouvrait la boîte de Pandore, dans un contexte hautement inflammable. Un risque insensé. La légitimité de Gbagbo peut certes être contestée (les manoeuvres autour du scrutin présidentiel de 2000 ont évincé près des deux-tiers du corps électoral). Mais pas de cette manière. 
Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Même si certains à Paris rêvent encore d'exploiter la situation, la plupart se demandent désormais comment éviter l'implosion, ou l'explosion. Car une guerre civile prendrait rapidement une dimension régionale, branchée sur les réseaux de guerre tout proches (entre Guinée, Sierra Leone et Liberia), tandis que les voisins du Nord devraient prendre la défense de leurs nombreux ressortissants .  La Côte d'Ivoire et l'Afrique de l'Ouest n'ont sûrement pas besoin de ça. La priorité des priorités était de refroidir les ardeurs fratricides, en espérant que la politique, voire la sagesse, arrêtent le pays au bord du gouffre. Dans cette phase, l'armée française a joué les tampons. Utilement : on lui a suffisamment reproché d'avoir déserté Kigali au début du génocide, après la traditionnelle opération d'évacuation des étrangers (Amaryllis ). L'on nous reproche à Abidjan de ne pas assez dénoncer les responsabilités des assaillants et de leurs complices (dont le Burkina de Compaoré, spécialiste ès déstabilisation). Nous n'allons pas abandonner le combat contre la Françafrique, dont on vient encore de mesurer la voracité irresponsable. Mais, selon nous, l'urgence n'est pas aujourd'hui de décrypter le (ou les) coup(s) d'État, elle est de trouver et emprunter le chemin du moindre pire.
1. Notons aussi que pendant plusieurs semaines, les médias parisiens sont restés muets ou hésitants sur la nature de la rébellion. Si celle-ci avait été le fait d'un "ennemi de la France", nul doute que les Services français l'auraient dénoncé dans les 24 heures, par les canaux habituels.
AFRIKARA 18.10.04 Crise Ivoirienne : Dimensions françafricaines, néocoloniales et prédations ultralibérales
CANARD ENCHAINE DU 17 au 23.11.04 "La mystérieuse virée de trois barbouzes tricolores en Côte d'Ivoire". "Dix jours de dérapage en Côte d'Ivoire" 
AFRICAMAAT 08.12.04 Pourquoi la Côte d'ivoire de Laurent GBAGBO est dans l'oeil du cyclone France
LE FIGARO 26.11.04 Blaise Compaoré au centre des intrigues de la région
LE FIGARO 14.11.05 Le Burkina Faso, base arrière des rebelles ivoiriens
MWINDA 07.06.05 Echo de la Françafrique
AP 06.06.05 (YAHOO) Gbagbo accuse Paris de "justifier une aventure de putschistes foireux"
INPRECOR 21.02.05 Une guerre civile. néocoloniale et française

INNER CITY PRESS 13.04.11
Leaked French Memos Discuss Destablizing Gbagbo, Coup Plots & Leaders 
French government memos obtained by Inner City Press reflect, as far back as 2005, France and the UN wanted to "
put in place a plan of action to destablize Laurent Gbagbo." See document here, under the rubric "From New York: Departure of Gbagbo."

LE GRI-GRI 30.04.11
Qu'attendait Thabo Mbecki pour dire tout ça sur l'ONU, les rebelles, l'UA, Ouattara, etc ?
[...] La crise ivoirienne est née d'une tentative de coup d'état suivie d'une rébellion armée démarrés le 19 septembre 2002 à l'initiative d'Alassane Ouattara avec l'appui de la France, contre le régime de Laurent Gbagbo démocratiquement élu en 2000.[...]

FOREIGN POLICY 30.04.11
What the World Got Wrong in Côte D'Ivoire
These are that Ouattara is a foreigner born in Burkina Faso, that together with Burkinabè President Blaise Compaoré he was responsible for the 2002 rebellion, that his accession to power would result in the takeover of the country especially by Burkinabè foreigners, and that historically, to date, he has been ready to advance French interests in Côte d'Ivoire.

LE GRI-GRI 01.05.11
Qui est responsable de la décomposition du Nord de la Côte d' Ivoire ? Questions du Gri-Gri

L'HUMANITE 02.05.11
Groupes armés. Le pays en pleine expansion de la guerre nomade ?
[...] 1989, une centaine de guerriers dirigés par Charles Taylor, armés par le Burkina Faso, passent la frontière ivoirienne pour mettre à feu et à sang le Liberia; puis vient le RUF de Foday Sankoh, qui conquiert la Sierra Leone et massacre plus de 2000 personnes en prenant Freetown, la capitale. Ce sont bien les mêmes qui, en 2002, ont commencé la rébellion ivoirienne, maîtrisant les deux tiers du pays à la faveur d'un coup d'État dont tout indique aujourd'hui qu'il se faisait au profit d'Alassane Ouattara. Ces «guerriers nomades», passeurs de frontières, ont fait de cette activité de pillage en extension continue un mode de vie, voire de gouvernement. Au nord de la Côte d'Ivoire, depuis 2002, s'est mise en place une sorte de «dictature rebelle» où toute opposition est impossible et la violence gratuite monnaie courante, tandis que les services de l'État ont en pratique disparu et que l'informalisation économique se combine avec des rackets en tout genre. Une sorte de féodalisation militaire s'est fait jour?: le règne des tristement célèbres «comzone», ces commandants rebelles qui tirent d'énormes profits de leurs rapines. [...]

NOUVEL OBS.COM 17.05.11
Côte d'Ivoire : comment en est-on arrivé là ?
[...]Cela n'empêche qu'en 2002, un coup d'État éclate, et échoue : des rebelles, dont nombre de déserteurs de l'armée régulière, venus de leur base-arrière du Burkina Faso descendent jusqu'à Abidjan où ils vont jusqu'à tuer le ministre l'Intérieur, mais ils sont repoussés par l'armée régulière jusqu'à Bouaké, où l'armée française s'interpose au motif de l'évacuation de ses ressortissants. Le gouvernement ivoirien demande alors l'activation des accords de défense, qui lui est refusée par le pouvoir français. Depuis le pays est coupé en deux. Des exactions épouvantables ont lieu au Nord, au point que la population d'Abidjan croît exponentiellement du fait du très grand nombre de réfugiés. Les médias français ne rendent jamais compte de ces exactions : le parti-pris est manifestement trop fort. Ex. Libération qui trace un portrait élogieux des rebelles les donnant, en légende d'une photo les présentant, comme « gueules d'amour » (sic).[...]
- 2002 Côte d'Ivoire partagée en deux : les rebelles au Nord et les loyalistes de Gbagbo au Sud. La France joue l'arbitre et est intervenue in extremis à la demande de Gbagbo et surtout pour protéger ses expats pris entre deux feux dans le pays. Depuis, Gbagbo cède une grande partie des marchés aux entreprises de la Françafrique.

- 2004 La Françafrique arme les deux camps

PRESSAFRIQUE 17.03.06
Qui arme la Côte d'Ivoire (2) ?

PRESSAFRIQUE 20.02.06
Qui arme la Côte d'Ivoire?

24 HEURES 01.02.06

Montoya a vendu des armes à Gbagbo après le 15 novembre 2004 : La violation de l'embargo confirmée

LE MONDE 31.01.06

L'enquête sur l'attaque antifrançaise de Bouaké se focalise sur Robert Montoya

LE MONDE 11.01.06
Robert Montoya, un "plombier" en Afrique
Il a toujours pris soin de brouiller les pistes. Des geôles françaises aux palais africains, des couloirs de l'Elysée aux ventes d'armes, Robert Montoya, 57 ans, s'est ménagé de furtives apparitions, entre zones d'ombres et pleine lumière. Cet ancien adjudant de gendarmerie intéresse à nouveau la justice française...Dans un second rapport, le 7 novembre 2005, les experts des Nations unies soulignent que "les deux tiers des marchés militaires de la Côte d'Ivoire entre 2002 et 2004 ont transité par la Darkwood". C'est cette société, créée par M. Montoya à Lomé, qui intéresse aujourd'hui la justice française. Les armes revendues par Darkwood au régime de Laurent Gbagbo ont été acquises, pour l'essentiel, auprès d'une société biélorusse, Belspetsvneshtechnika (BSVT). Ainsi, selon l'ONU, "un contrat passé au début de 2004 entre la BSVT et la Côte d'Ivoire par l'entremise de Darkwood a débouché sur la livraison de deux Soukhoï-25 et de pièces détachées pour ce type d'avions". La juge Raynaud se rend à Lomé pour vérifier que, parmi les équipements livrés par M. Montoya à l'armée ivoirienne figurent bien les deux avions Soukhoï ayant bombardé les soldats français...
Lire l'article en entier sur le site du Monde

Novembre 2004 Un camp militaire à Bouaké est bombardé par la flotte aérienne de Gbagbo, plus exactement par des pilotes biélorusses armés et financés par une société françafricaine basée en Biélorussie. Le gouvernement français et le Parquet refuse d'arrêter ces pilotes et d'enquêter sur les circonstances de l'assassinat de ces 9 militaires français. Michèle Alliot-Marie sera entendue par la justice, et des documents sont classés secret-défense. Le bombardement de Bouaké n'est même plus retenue contre Gbagbo et a été classé secret-défense en France.

Bombardements de Bouaké, novembre 2004.Cliquez ici


LE CANARD ENCHAINE 30.11.11
Des Français tués en Côte d'Ivoire ensevelis sous une avalanche de bavures.
Identifiés, interpellés, les auteurs du bombardement de 2004 s'étaient éclipsés sans encombre.
Pourquoi ? Devant la justice, la ministre de la Défense, Alliot-Marie, avait alterné mensonges et langue de bois.

Complot ou incompétence ?
Le Bombardement pourrait-il être, comme l'évoque sans plus de précisions le général Poncet, le résultat d'une "bavure manipulée?" Mais au profit de qui ? Certains militaires penchent pour une manipulation organisée par les rebelles en vue de déclencher des représailles françaises contre Gbagbo. D'autres relayés dans une lettre ouverte par l'avocat Jean Balan, pour un piège monté par des Français[...]


LIBERATION 08.11.11
Côte d'Ivoire - Pourquoi des militaires français sont morts à Bouaké ?
[...] A l'aéroport d'Abidjan, une dizaine de techniciens ont en effet été interpellés par les forces françaises dans les heures qui ont suivi le raid meurtrier, avant d'être relâchés peu après sur ordre de Paris. Mais ce n'est pas tout. Quelques jours plus tard, un groupe de Biélorusses était arrêté au Togo par les autorités locales. Celles-ci s'empressaient de prévenir le gouvernement français, allant même jusqu'à fournir les photocopies des passeports des suspects. Parmi eux, les pilotes des deux Sukhoï de fabrication soviétique qui avaient opéré au-dessus de Bouaké. Mais la France faisait aussitôt savoir qu'elle n'était pas intéressée. Et les mercenaires, pris en charge à Lomé par un négociant d'armes français, Robert Montoya, se volatilisaient tranquillement dans la nature.[...]

MEDIAPART 05.11.11
Neuf soldats français tués en Côte d'IvoireLe bombardement de Bouaké,une «bavure manipulée»?
Le 6 novembre 2004, neuf militaires français étaient tués à Bouaké par des avions appartenant au régime loyaliste ivoirien. Depuis cette date, l'enquête patine alors que de nombreux témoignages montrent les traces d'une manipulation dans un des épisodes les plus sordides de la Françafrique.[...]

ABIDJAN 04.11.11
Evénements de novembre 2004/Un avocat français révèle : « Le bombardement de Bouaké était voulu pour se débarrasser de Gbagbo »


PRESSAFRIQUE 26.03.07 
Le livre "Les nouvelles censures" de Paul Moreira : Le cas de la Côte d'Ivoire

PRESSAFRIQUE 05.03.07
L'émission Pièces à convictions surFrance 3 revient sur le bombardement de Bouaké et l'assassinat des 9 soldats français

PRESSAFRIQUE 07.11.06
 " Le parquet ne veut pas poursuivre les deux pilotes biélorusses soupçonnés d'avoir tué neuf soldats (français) de l'opération Licorne" selon Le Figaro

LE MONDE 06.11.06

Paris s'oppose aux demandes d'arrestation de Robert Montoya et de deux mercenaires biélorusses

LE FIGARO 06.11.06
Bombardement de Bouaké : les atermoiements de la justice française
Le parquet ne veut pas poursuivre les deux pilotes biélorusses soupçonnés d'avoir tué neuf soldats de l'opération «Licorne».  

LIBERATION 11.07.06
Soldats tués à Bouaké : la France a laissé faire 
...Le 23 novembre 2004, en réponse à la question d'un parlementaire UMP, la ministre de la Défense a rappelé que l'article 65 du code de justice militaire prévoit que « sont justiciables du tribunal aux armées tous auteurs ou complices d'une infraction contre les forces armées françaises». Et ajouté que « la loi pénale française est applicable à tout crime(...) commis par un étranger hors du territoire de la République lorsque la victime est de nationalité française au moment de l'infraction». Encore faut-il avoir la volonté de faire justice...


NOUVEL OBS.COM 05.06.06
Bombardement de Bouaké : MAM et Villepin mis en cause
Les familles des soldats morts dans le bombardement du camp français, en Côte d'Ivoire en 2004, demandent l'audition des deux ministres.

L'EXPRESS 22.05.06
Les tueurs envolés de Bouaké

NOUVEL OBS.COM 23.02.06
Bombardement de Bouaké: trois nouveaux mandats d'arrêts internationaux

LE MONDE 16.02.06
Bouaké: la France a laissé partir les pilotes, selon un ex-ministre togolais

CANARD ENCHAINE (2004)
Dix jours de dérapage en Côte d'Ivoire
 revient sur la colère du général Bentégeat face au peu de protection dont disposait le camp militaire français de Bouaké. Contrairement aux camps militaires français d'Abidjan, celui-ci n'aurait pas disposé de défense anti-aérienne. Le Canard s'interroge sur la neutralité plus que bienveillante de Jacques Chirac à l'égard des bombardements de Gbagbo sur les camps des rebelles et sur sa soudaine décision de représailles jugées humiliantes pour les forces loyalistes. Plus grave selon Le Canard, seul le Sukkhoi piloté par le Biélorusse aurait bombardé le camp français, tandis que celui piloté par un ivoirien n'aurait pas obtempéré en prétextant ce "n'est pas notre mission". Gildas Le Lidec aurait transmis à l'Elysée cette version racontée par Gbagbo pour se dédouaner(?). En somme il y aurait eu mésentente entre les deux pilotes. Le Canard revient ensuite sur la position particulièrement dangereuse dans laquelle s'est retrouvée la communauté française de Côte d'Ivoire suite aux représailles massives à l'encontre des forces loyalistes et de citer le témoignage de français qui ne semblent pas avoir apprécié cette démonstration de force Chiraquienne qui a généré semble-t-il des pogroms anti-français : " Il veut nous faire tuer ou quoi?" et l'autre revenant sur le soudain plébiscite de Jacques Chirac en faveur de la démocratie en Afrique :"Depuis le temps qu'il soutient des régimes où règnent la torture, les massacres de villageois ou la ségrégation tribale, c'est une bonne nouvelle."En citant ce témoignage, le Canard fait-il allusion au soutien sans réserve de Paris aux démocratures françafricaines ou bien à la guerre civile du Congo-Brazzaville ou bien aux deux?
Autre temps, autres moeurs? Toujours est-il que le bilan des exactions a fait "62 morts du côté ivoirien, selon la présidence ivoirienne" tandis que "les médias reçus en Côte d'Ivoire (presse écrite, TV5 et, sous certaines conditions RFI) n'y accordent qu'une très faible attention, ce qui exacerbe encore les rancoeurs".

 
- 9 Novembre 2004 : CRIMES CONTRE L'HUMANITE PAR LE GOUVERNEMENT CHIRAC : masssacre de 62 civils ivoiriens par l'armée française
La France après le bombardement de Bouaké détruit toute la flotte aérienne de la Côte d'Ivoire. Les Abidjanais sont très remontés après la liquidation de leur flotte aérienne par la France, il y a des menaces et représailles contre les Français (mais aucun n'est tué, la plupart sont évacués).Craignant que le bombardement de Bouaké soit un prétexte pour déposer Gbagbo, des civils pro-Gbagbo se massent autour de l'Hôtel Ivoire où sont stationnées des militaires français et les forces spéciales du C.O.S. Les militaires répriment la manifestation (comme les troupes de Moubarak ou de Ben Ali) en tirant à balles réelles sur les manifestants ivoiriens non armés. Bilan de la tuerie : 62 morts parmi les manifestants.  

MASSACRE COLONIAL EN COTE D'IVOIRE LE 9 NOV 2004
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PRESSAFRIQUE 31.10.05
Le massacre du 09.11.04 à Abidjan par l'armée française - un crime contre l'humanité - un fusible nommé Poncet - panique à l'Elysée - la commission d'enquête n'aura pas lieu
PRESSAFRIQUE 27.09.05
Côte d'Ivoire : l'impasse. Petit rappel historique
PRESSAFRIQUE 21.09.05
Haro sur 90 minutes - La Françafrique muselle Canal Plus
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LIBERATION 27.10.05
Firmin Mahé a été tué par des soldats français durant son transfert à l'hôpital.Bavure en Côte-d'Ivoire : un meurtre de sang-froid
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LE FIGARO 26.10.05
Amnesty dénonce l'«usage excessif de la force» par la France
...Des affrontements entre Jeunes Patriotes et soldats français devant l'hôtel Ivoire avaient fait plusieurs morts et des centaines de blessés.«Amnesty International a enquêté sur ces affrontements»,explique l'organisation internationale de défense des droits de l'homme dans ce rapport consacré à la situation en Côte d'Ivoire, pour qui les troupes françaises ont fait cet usage excessif de leurs armes«alors qu'elles se trouvaient face à des manifestants qui ne représentaient pas une menace directe pour leurs vies ou la vie de tiers»...
CANAL PLUS 14.02.05 à 22h30
Emission 90 minutes
Hôtel Ivoire : document inédit sur la fusillade de l'armée française

CANARD ENCHAINE N°4398 du 09.02.05
Nos barbouzes laissent traîner leur "mémoire" à Abidjan
Des opposants politiques ivoiriens fichés, des résidents français notés en fonction de leur patriotisme ou de leur sympathie supposée pour le régime de Gbagbo, avec leurs réseaux, leurs contacts, le tout consigné dans un ordinateur...Ce fichier, dangereux pour les personnes citées, a été "oublié" par les soldats français qui quittaient l'hôtel Ivoire d'Abidjan le 9 novembre dernier. Ce brillant épisode est raconté dans l'émission "90 minutes" de Canal Plus, programmée pour le 8 février. La chaîne a sorti l'artillerie lourde.

LE CANARD EN CHAINE 24.11.04
Chirac continue à montrer ses muscles en Côte d'Ivoire. Par Jérôme Canard. p.3

Selon les Ivoiriens, entre 32 et 65 d'entre eux ont trouvé la mort lors de ces journées. Tandis que le Comité International de la Croix-Rouge indiquait avoir soigné "pour des blessures et divers maux" 3000 personnes dans la capitale, entre le 5 et 11 novembre. L'organisation, qui, au cours de ces manifs avouait jusqu'à présent redouter un "lourd bilan", n'a jusqu'à présent fourni aucun bilan sur le nombre de morts.  L'état-major français a, lui, reconnu avoir fait procéder à des tirs de sommation par hélicoptère, lors des manifs des 6 et 7 novembre. Il a aussi admis que les militaires de "Licorne" ont ouvert le feu, "en légitime défense", sur la foule entourant l'hôtel ivoire où des Français et des étrangers étaient réfugiés. Une équipe de Canal Plus pourrait apporter de nouveaux éléments. Présents sur place avant même la reprise des hostilités, ses journalistes ont été les seuls Français à filmer les affrontements dès le début du mois, et le mercredi 24 novembre ils devaient diffuser certaines de leurs images.
   Celles-ci ne laissent aucun doute sur la gravité des blessures reçues par de nombreux manifestants. Voire plus : l'un d'eux, peu après un tir (de sommation?) venu d'un hélicoptère français, apparaît en flammes. Le corps décapité d'une femme - par un explosif ou une munition de gros calibre- est également filmé. Une scène atroce que l'on retrouve sur d'autres vidéos, réalisées par des amateurs ou par la télévision ivoirienne. On y découvre aussi certains blessés par balle, très mal en point. Ces images prouvent la nécessité d'une enquête approfondie. Et elles empêchent la France de se présenter comme la seule victime de ces sinistres journées. (Il n'y aura jamais d'enquête sur ces crimes en France, ndlr)

CANARD ENCHAINE 01.12.04
Des télés très embarquées
"Pourquoi les télés françaises - qui avaient pourtant brocardé le journalisme américain au garde-à-vous en Irak - se sont-elles longtemps contentées d'une seule version des faits? Un reporter, présent sur place, raconte : "pour des raisons de sécurité, les confrères étaient très encadrés par l'armée française. Le matin le commandant, responsable des relations avec la presse les réunissait et annonçait le programme. Très Club Med. Par exemple : "Activités de ce 10 novembre. TF1 : patrouille en VAB (un blindé léger). France 2 : extraction (évacuation) de compatriotes dans le quartier du Plateau" Etc ."

M.A.M, ministre de la défense, parlera de "légitime défense" puis de "légitime défense élargie", un thèse largement reprise par les médias collabos de la coloniale. M.A.M dénoncera toute mission d'information parlementaire auprès du parlement français sur ce massacre considérant qu'il s'agit d'une "défiance à notre armée". Une rhétorique à la Ben Ali ou Moubarak. Il s'agit pourtant d'un crime contre l'humanité, les médias du P.A.F resteront pour la majorité silencieux et complices.

Les médias français même à l'heure actuelle, dans leur grande majorité, se contentent de faire du révisionnisme en légitimant à mi-mots ce crime contre l'humanité. Ainsi on pouvait lire dans Libéraion début avril 2011 : "A cet égard, un épisode traumatisant reste dans les mémoires françaises : celui de l'hôtel Ivoire, en novembre 2004, où les soldats de Licorne avaient dû tirer à balles réelles pour se dégager d'une foule de «patriotes» menaçante." LIBERATION 08.04.11 A Abidjan, Licorne poussée en première ligne
[Il semble que le traumatisme ait été surtout pour les victimes ivoiriennes et leurs familles, quant à la légitime défense elle n'est soutenue que par l'avocat de l'armée française (son ministre de la Défense) et non par des observateurs indépendants comme Amnesty International : Amnesty dénonce l'«usage excessif de la force» par la France) De même dans cet article aucun bilan chiffré n'est donné pour comprendre l'ampleur du massacre. Une communication à la mode des scribes de Ben Ali.] 
 

BILLETS D'AFRIQUE 25.07.10
"Côte d'Ivoire. Une histoire réécrite"


- Novembre 2010 : élection présidentielle de Novembre 2010 : Ouattara est mal élu.
Gbagbo conçoit à organiser des élections avec les garanties de l'ONU et la France. Durant le second tour , les forces de l'ONU se déploient essentiellement dans le Sud (contrôlé par les loyalistes Gbagboistes) et très peu dans le Nord contrôlé par les rebelles Ouattaristes fortement armés). Des fraudes massives ont été observées dans le Nord. L'ONU et la France refusent de recompter les voix ou d'annuler les scrutins issus des bureaux de vote où la fraude a été constatée et  proclament Ouattara vainqueur tandis que le conseil constitutionnel ivoirien proclame Gbagbo vainqueur après avoir annulé une grande partie des scrutins issus de 7 bureaux où des fraudes massives et des trucages ont été observées dans le Nord. Par ailleurs sur 500 bureaux de votes dans le Nord Gbagbo a eu zéro voix alors qu'il avait fait le plein de voix au premier tour. (On se rappelle d'une situation similaire durant l'élection présidentielle aux USA en 2001 où Bush avait été proclamé vainqueur par le conseil constitutionnel alors que Al Gore était donné gagnant. L'ONU n'a pas encore bombardé Washington que l'on sache).  voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=3eXTTNZJObo&feature=player_embedded


INTERWATCH
Rappel sur les nombreuses fraudes électorales dans le Nord - contrôlé par les forces armées Ouattaristes avec la protection de l'ONU - lors de l'élection présidentielle de 2010

COTE D'IVOIRE : LE COUP D'ETAT. Charles ONANA
p.11 : Selon la Coordination des Experts Electoraux en Afrique (CAEE) venant du Cameroun, du Sénégal, du Bénin, du Mali, du Maroc, du Gabon et du Togo : "Après avoir échangé des informations avec d'autres observateurs électoraux nationaux et inetrnationaux, nous vous informons que le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire a rencontré des problèmes majeurs dans différentes régions du Nord ... il y a eu des vols d'urnes, des arrestations de représentants des candidats, des votes multiples, le refus d'admettre des observateurs internationaux pour assister aux comptages des bulletins de vote, et l'assassinat de représentants des candidats. Dès lors, nous déclarons que le second tour de scrutin n'a pas été libre, juste et transparent dans ces localités du Nord". Pour sa part et jusqu'à ce jour, la mission d'observation électorale de la CEDEAO n'a pas publié son rapport sur le second tour de l'élection présidentielle ! Pourquoi ?


CONNEXION IVOIRIENNE 04.08.11
Côte d'Ivoire - Don Mello rompt le silence « Laurent Gbagbo a battu Alassane Ouattara.. »
[...] Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.

Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l'on étudie le sort des 1032 PV manquants et l'on situe les responsabilités car il s'agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l'exercice que j'ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d'apparence non frauduleux.

J'ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :

- Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L'absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;

- Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;

- Les PV dont le nombre de voix par candidat n'a pas été renseigné ou illisibles ;

- les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J'ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l'urne ;

- Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d'inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;

- Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;

- Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n'y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

- Nombre de PV fictifs : 2 090

- Nombre de PV sans sticker : 1 320

- Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97

- Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66

- PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31

Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix

J'ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n'a pas de représentants, même si cela s'est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n'avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l'analyse en ayant à disposition les listes d'émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n'y figurent pas. L'absence du représentant d'un candidat n'est pas une situation de fraude en l'état actuel des règles de la CEI.

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d'investigation (absence de liste d'émargement, d'urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :

- Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d'émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.

- GBAGBO Laurent 2 132 229 soit 52,45%

- OUATTARA Alassane 1 933 033 soit 47,55%[...]

NOUVEL OBS.COM 17.05.11
Côte d'Ivoire : comment en est-on arrivé là ?
2010 : les élections se déroulent dans ces conditions pour le moins surprenantes : plus de la moitié du territoire n'est pas contrôlée par l'État, étant aux mains de chefs de guerre célèbres pour leur violence. Résultat : dans la zone contrôlée par l'État, des élections « normales » en termes démocratiques, de l'ordre de 60% - 40%. Dans les zones rebelles, des scores soviétiques pour Ouattara, dépassant (sic) parfois les 100% !
La commission électorale dite indépendante (Cei - composée à 80% de ouattaristes sur la base du quota de représentation de Marcoussis), prévue par les accords de Pretoria, ne parvient à aucun accord. Ce qu'annonce son Président, Y Bakayoko, un quart d'heure avant sa forclusion,
Le lendemain, il est requis et conduit au QG du candidat Ouattara par les ambassadeurs de France et des USA et annonce devant France 24 des chiffres qui donnent Ouattara vainqueur, au prix de l'augmentation de 10% de participation par rapport à celle officialisée par l'Onu. Le représentant du SG de l'Onu, JY Choï, valide toutefois ce qui est donné depuis comme résultat, invalidé pour fraude massive par le conseil constitutionnel, qui proclame l'élection de Gbagbo. Depuis, Gbagbo ne cesse demander que l'on recompte les voix, ce que refusent Ouattara, Sarkozy et le SG de l'Onu, lequel ira jusqu'à affirmer que recompter serait « injuste » (sic). Face à cette proposition ses adversaires, France, USA, UE, et plusieurs potentats africains via l'UA et la CEDEAO, requièrent l'option militaire pour déloger Gbagbo.[...]


DAILY MOTION (VIDEO) 14.05.11
Jean Ziegler fait des révélations édifiantes

VIGILE.NET 26.04.11
La Tyrannie et ses mensonges
Trucage électoral et fraudes massives dans le Nord de la Côte d'Ivoire Visualiser la vidéo :  
http://www.youtube.com/watch?v=3eXTTNZJObo&feature=player_embedded

Il est à noter, par exemple, que, dans environ 500 bureaux de vote de la zone CNO, Laurent Gbagbo obtient 0 voix, ce qui veut dire que même ses propres représentants n'auraient pas voté pour lui, alors qu'il avait obtenu beaucoup de votes dans ces bureaux, au premier tour. Contrairement à ce qu'affirme le menteur onusien Choi, de nombreuses délégations d'observateurs constatent des fraudes massives dans la zone CNO : des vols d'urnes par des soldats rebelles, des séquestrations d'observateurs, des votes multiples, des faux bulletins sans hologramme, des bourrages d'urnes, l'empêchement de voter des partisans de Laurent Gbagbo, des agressions physiques contre eux ainsi que de nombreux préjudices matériels. L'un des observateurs de l'Union africaine, Mohamed Aref, témoigne de l'énorme manipulation. Pour lui, c'est très simple : les chiffres de Choi sont truqués.

[...] « L'Union Africaine fonde [.] sa décision sur une erreur d'appréciation grave commise par le groupe d'experts, à savoir que la requête en annulation du Candidat Laurent GBAGBO portait sur quatre (04) et non pas sept (07) départements. Selon eux, en annulant sept au lieu de quatre, le Conseil Constitutionnel est allé au-delà de ce qui lui était demandé. En vérité, le Conseil Constitutionnel était saisi pour annuler huit (08) départements : Bouaké, Katiola, Dabakala, BoundiaIi, Korogho, Ferké, Beoumi, Sakassou. Le Conseil a éliminé seulement sept (07) : Bouaké, Katiola, Dabakala, Boundiali, Korogho, Ferké, Séguéla soit moins que ce qui lui était demandé. Cette confusion grave apparaît comme une manouvre délibérée pour discréditer la décision du Conseil Constitutionnel et arracher la décision des membres du Panel et du CPS en faveur d'Alassane Ouattara. »

Les lecteurs qui souhaitent vérifier dans les détails l'information ci-dessus peuvent consulter le site International Watch , où ils trouveront des documents officiels relatifs au second tour de l'élection présidentielle, y compris beaucoup de preuves des fraudes massives. [...]

TEMOIGNAGE CHRETIEN 20.04.11
Côte d'Ivoire : fallait-il intervenir ?
« La France n'aurait pas dû se mêler des affaires de la Côte d'Ivoire » Odile Biyidi
[...]
TC : Mais n'y a-t-il pas une différence entre le camp Ouattara et celui de Gbagbo dans la mesure où c'est bien Ouattara qui a gagné l'élection du 28 novembre, à en croire l'essentiel de la communauté internationale ?
C'est tout le problème. On a balayé d'un revers de la main les contestations de l'élection présidentielle. Du côté de l'Onu, il a été dit que même s'il y avait des irrégularités, cela ne changerait rien au résultat. Ouattara aurait gagné de toute façon. C'était un point de vue hâtif et excessif. Des faits et des arguments auraient dû être examinés, mais rien n'a été fait. On sait par exemple que des observateurs de l'Onu envoyés dans le nord du pays avaient été malmenés par les pro-Ouattara...

CI LA VRAIE 13.05.12 HRW : « Ils les ont tués comme si de rien n'était »- 1ère Partie : La mascarade électorale.

 


En raison de ce litige électoral, la France au travers de l'ONU va lancer une guerre éclair (ou Blitzkrieg inspirée des méthodes militaires de la Wechmacht) pour imposer le candidat Ouattara. L'ONU apparaît complice et dépendante des intérêts de la France au point de censurer les rapports dérangeants pour l'ancienne(?) puissance coloniale en Côte d'Ivoire.

LE GRI-GRI 19.04.11
"L'ONU cache depuis août 2010 un rapport accablant sur les ventes d'armes en Côte d'Ivoire" - Odile Tobner (1)

SURVIE 14.04.11
Fuite de documents diplomatiques français sur la crise ivoirienne
...à tous les niveaux, la France est à la manoeuvre sur le dossier ivoirien. A New-York, la France est la "puissance intéressée" ("Power concerned" en anglais). Dans le jargon diplomatique, ce terme désigne la puissance qui administre un "territoire non autonome" et se retrouve chargée de transmettre les informations concernant celui-ci. En 1946, la France s'est trouvée dans ce rôle concernant ses "colonies". Dont l'Afrique-Occidentale française qui incluait la Côte d'Ivoire. Et ça continnue...
 
INNER CITY 08.04.11
Leaked French Documents Show Cote d'Ivoire Strategy at UN of France on Liberia, Mali & Even San Francisco

Fin mars et avril 2011 : COMPLICITE DE CRIMES CONTRE L'HUMANITE
Les troupes de Ouattara et Soro sont armées et transportées par l'armée française. Sur leur traversée du pays, ces troupes commettent un massacre de masse en représailles d'un massacres commis par les forces mercenaires libériennes pro-Gbagbo  qui ont massacrés 100 civils. Les troupes de Ouattara et Soro massacrent en représaille de 800 à 1000 personnes à Duékoué  partisans du président Gbagbo. L'ONU et les forces françaises n'interviennent pas à Duékoué. Le plus grand massacre jamais commis en Côte d'Ivoire.Un million de personnes sont déplacées. Cela pose la question de la complicité de l'Etat français dans ce crime contre l'humanité à Duékoué.

CONNECTION IVOIRIENNE 17.09.11
Massacres de populations dans l'Ouest - Plainte contre X en FRANCE pour crimes contre l'humanité


INFOS COTE D'IVOIRE 25.07.11
LES MENSONGES ET LES CRIMES DE NICOLAS SARKOZY EN CÔTE D'IVOIRE DENONCES

INFOS COTE D'IVOIRE 25.07.11
La licorne tire sur la cité universitaire d'Abidjan

CAMEROON VOICE 21.07.11
Situation désastreuse des droits de l'homme en Côte d'Ivoire : La sénatrice de Paris écrit à Alain Juppé
[...] Je me permets d'attirer votre attention sur des situations constatées en Côte d'Ivoire par des organismes de défense des droits de l'Homme, dont Amnesty International.
Selon ces associations au moins 50 personnes ont été placées en détention sans avoir été inculpées par les autorités ivoiriennes à la suite de l'arrestation de Laurent Gbagbo il y a trois mois.
Parmi eux figurent des hommes politiques connus, des députés, des syndicalistes, des anciens ministres, l'ancien directeur de la BCEAO et des ressortissants français.[...] Pourriez-vous également m'indiquer, Monsieur le Ministre, les démarches entreprises en vue d'éclaircir les circonstances de la mort par balle le 31 mars dernier à Yamoussoukro de Philippe Rémond, ressortissant français exerçant le métier d'enseignant en Côte d'Ivoire ? Ce dernier  déclarait le 17 janvier dernier avoir fait l'objet de menaces liées à ses opinions politiques. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations les plus distinguées.[...]


INVESTIG ACTION 27.05.11
Côte d'Ivoire : Faut-il juger Sarkozy pour crimes contre l'Humanité ?
NOTRE VOIE 30.05.11
Mises en cause dans les massacres de Duékoué : l'ONUCI disqalifiée pour faire les enquêtes à Duékoué

L'INTELLIGENT D'ABIDJAN 26.05.11
Amnesty, Human Rights, Reporters Sans Frontières, l'ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, DEFAP : Ces ONG qui veulent troubler le sommeil de Ouattara

LE NOUVEL OBS.COM 25.05.11
Côte d'Ivoire : après les massacres, Amnesty interpelle Ouattara
Pour l'ONG qui révèle la gravité des crimes commis ces derniers mois, le nouveau président doit faire appliquer la justice dans les deux camps pour amener la réconciliation[...]

TRIBUNE DE GENEVE 24.05.11
Ouattara et Gbagbo sont accusés des pires crimes
[...] S'appuyant sur une centaine de témoignages recueillis en deux mois d'enquête, l'équipe d'Amnesty documente le massacre du 29 mars dernier à Duékoué (500km à l'ouest d'Abidjan) et dans les villages voisins. Tous les survivants racontent la même histoire: une série d'homicides ciblés et systématiques ont été commis sur une base politique et ethnique par des agents en uniforme des FRCI, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire, créées par Alassane Ouattara le 8 mars. «Ils sont entrés dans les cours et ont chassé les femmes. Puis ils ont dit aux hommes et aux jeunes de s'aligner et leur ont demandé de décliner leurs prénoms et noms et de présenter leurs cartes d'identité. Puis ils les ont exécutés. J'ai assisté au tri. Trois jeunes hommes, dont un âgé d'une quinzaine d'années, ont été tués par balle devant moi», raconte ainsi une habitante de Duékoué. Or, tout semble indiquer que ces attaques se poursuivent. Entre le 6 et le 8 mai, des villages ont été incendiés et des dizaines de personnes tuées dans les zones où vivent des groupes ethniques considérés comme favorables à Laurent Gbagbo. Ces exactions n'ont toujours pas été ouvertement condamnées par Alassane Ouattara, s'insurge Amnesty International. Celui-ci a beau proposer à la Cour pénale internationale d'enquêter sur tous les crimes commis en Côte d'Ivoire, il n'ordonne pas pour autant la fin des opérations brutales menées par ses partisans, sous prétexte de traquer des mercenaires étrangers.L'ONG s'en prend aussi à Laurent Gbagbo, bien sûr, accusant ses milices d'avoir perpétré depuis décembre des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des viols. N'hésitant pas à bombarder un quartier densément peuplé d'Abidjan. Ou à brûler vifs des opposants supposés.

Mais Amnesty n'épargne pas non plus les troupes de l'ONU, qui étaient censées protéger la population. Le massacre de Duékoué a été commis à un kilomètre de leur base.[...]



NOUVEL OBS.COM 17.05.11
Côte d'Ivoire : comment en est-on arrivé là ?
[...]2011 : l'option miliaire se met peu à peu en place. la rébellion est fortement appuyée (pour rester modéré) par la force française Licorne et par l'Onuci, qui finissent par défaire les forces régulières ivoiriennes et par renverser le Président Gbagbo. Cela au prix de très nombreuses victimes civiles des bombardements, et au prix d'une multiplication d'exactions des rebelles, tortures, viols, meurtres, jusqu'à ce qui s'apparente, pour de nombreux observateurs (dont le CIRC et Caritas), à une épuration ethnique (expression utilisée par Le Nouvel Obs).[...]

CI LA VRAIE 17.05.11
Enquête sur les massacres de Duékoué : Des révélations troublantes

BLOG NOUVEL OBS.COM 12.05.11
Epuration ethnique à Duékoué, le témoignage d'un humanitaire
Dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011, les rebelles ont bouclé le carré du quartier CARREFOUR. Il a suffit pour cela de se positionner tout le long de l'axe DUEKOUE-ISSIA (Au Sud) et d'occuper de la même façon le Nord du Quartier. Les zones EST et Ouest étant marécageuses, donc peu propices à la fuite, quelques rebelles suffisaient à empêcher toute sortie du quartier. Le reste de la troupe pouvait donc investir le quartier et se livrer à l'exécution de tout mâle ne parlant pas malinké. [...] Le CICR parle de 867 morts. Mais les disparus, les tués en brousse portent ce nombre à au moins 1200 personnes. L'objectif est de modifier le rapport démographique et électoral en faveur du RDR, dans cette région stratégique et riche, mais où les conflits fonciers sont un grand souci pour les autorités politiques.[...] Il convient de signaler que, devant l'ampleur des massacres et l'émoi créé, l'ONUCI s'est vue obligée de désarmer le samedi 2 avril 2011, à 15H, les rebelles postés au corridor de Guitrozon. "Pourquoi, tuez-vous tant de personnes?" s'est exclamé l'officier marocain de l'ONUCI [...].

L'HUMANITE 02.05.11
Groupes armés. Le pays en pleine expansion de la guerre nomade ?
[...] Cette «libérianisation» de la guerre ivoirienne a culminé dans l'Ouest?: le massacre de Duékoué (plus de 800 civils), dénoncé publiquement par la Croix-Rouge, s'est effectué le lendemain de la prise de la ville par la soldatesque d'Alassane Ouattara. Comme au Rwanda en 2004, des cartes d'identité jonchent la ville autour des cadavres des victimes: les noms et lieux de naissance ont permis aux tueurs de repérer les membres de l'ethnie autochtone guéré, partisans de Gbagbo et opposés à l'installation forcée de colons agricoles dioulas (Nordistes de la Côte d'Ivoire, Maliens et Burkinabés) sur leurs terres. Ces terribles crimes de guerre pourraient être requalifiés en génocide.[...]

IVOIRE BUSINESS 04.05.11
Côte d'Ivoire/ Enquête de la CPI : Vers une requalification des "crimes de guerre" en "génocide"?

AFP 02.05.11
Côte d'Ivoire: plainte à Paris visant Ouattara pour crime contre l'humanité

CI LA VRAIE 01.05.11
Massacres à Duékoué la preuve d'une épuration ethnique planifiée (vidéo) !

20 MINUTES 20.04.11
Jacques Vergès sur la Côte d'Ivoire: «Nous allons porter plainte la semaine prochaine en France pour crimes contre l'humanité»
(Fort peu probable que Vergès aille au bout, lui-même étant client de la Françafrique, ndlr).

NOUVEL OBS.COM 05.04.11 (NATIONS UNIES/REUTERS)
Une fosse commune découverte à Duékoué, dans l'Ouest ivoirien

BBC 04.04.11
Ivory Coast: Was it a massacre?
AFP 04.04.11
Ouest ivoirien: "Des centaines de personnes massacrées. Les exactions continuent" (ONG)

LE POST 03.04.11
Le néocolonialisme de Sarkozy et l'assassinat de l'enseignant français Philippe Rémond à Yamoussoukro

LE MONDE 03.04.11
Massacres dans l'ouest : les pro-Ouattara mis en cause
RIA NOVOSTI 03.04.11
Un milliers de morts dans les violences à Duékoué
LE FIGARO 03.04.11
Ouest ivoirien: 1000 "morts ou disparus"
LE PARISIEN 02.04.11
Côte d'Ivoire: massacres dans l'Ouest, le camp Ouattara face aux accusations
AFP 03.04.11
Ouest ivoirien: un millier de "morts ou disparus" à Duékoué (Caritas)
AFP 03.04.11
Massacres dans l'Ouest ivoirien: le camp Ouattara face aux accusations

HUMAN RIGHTS WATCH 02.04.10

Côte d'Ivoire: Ouattara Should Act to Control Troops

DRAPEAU ROUGE 02.04.11
Côte d'Ivoire : un million de déplacés
AFP 02.04.11
Ouest ivoirien: 330 tués, "la plupart" par les forces pro-Ouattara (ONU)
AFP 02.04.11
Ouest ivoirien: 100 personnes tuées par des mercenaires pro-Gbagbo


06.04.11 CRIMES DE GUERRE EN COTE D'IVOIRE


AGORAVOX 03.04.12 Pourquoi l'anniversaire du massacre de Duékoué ne fait pas la Une
L'INTER 03.04.12 Campagne de Nicolas Sarkozy : Un proche de Guillaume Soro invité par l'UMP
LE TEMPS 03.04.12 Tueries à Duékoué : Ouattara lâche officiellement Soro, devant la Cpi

Selon Le Canard Enchaîné, lors de sa Blitzkrieg, l'armée française a bombardé le Centre hospitalier universitaire d'Abidjan et un supermarché à Cocody. Il s'agit d'un crime de guerre.

CANARD ENCHAINE 05.04.11
Comment Sarko a appuyé l'offensive anti-Gbagbo
L'entrée en guerre de la France contre les forces de Gbagbo, le 4 avril, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l'ONU, Paris n'a laissé à personne d'autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu'un camp militaire qui abritait aussi des familles... Selon plusieurs témoignages d'offciers supérieurs au "Canard", la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un deux, proche de l'ELysée, se félicite de "notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan". Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : "On a fourni des conseils tactiques aux FRCI", mais aussi "des munitions et des Famas (fusils d'assaut)"... A 19h30, quatre hélicos Puma, soutenus par des MI 24 de l'ONUCI, commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le CHU (Centre Hospitalio-Universitaire) et un supermarché du quartier de Cocody. Pour la seconde fois en sept ans, "l'ancienne puissance coloniale" bombardait des soldats et des populations ivoiriennes...
En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire publier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie.


 CAMEROON VOICE 24.11.11 Gbagbo raconte lui-même son 11 avril
[...]«Ce sont les soldats français qui ont tout fait. Ils ont bombardé du 31 mars au 11 avril 2011. Il y a eu des bombardements sporadiques avec largage des bombes. Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, avait manifesté le désir de parler avec moi. Mon conseiller Désiré Tagro était venu me dire que cette demande venait de monsieur Charles Millon, l'ancien ministre de la Défense du gouvernement Juppé en 1995. En fait, monsieur Millon avait été à l'université de Lyon avec moi. Tagro m'avait fait part de cette demande le 10 avril 2011 à mon réveil matinal. J'étais sur le point d'aller prendre ma douche lorsque Tagro m'a informé du souhait de monsieur Juppé. Quand j'ai fini de prendre ma douche, j'ai retrouvé Tagro qui m'attendait le téléphone à l'oreille. Il était encore en communication avec monsieur Millon. Soudain, une bombe explose sur le toit de ma chambre. Million demande alors à Tagro ce qui se passe. Tagro lui répond qu'on est en train de vouloir tuer le président. Ceux qui ont largué cette bombe ont tout détruit dans la pièce. J'avais une collection de livres d'auteurs romains et grecs traduits en français que je conservais jalousement depuis quarante ans, tous ont brûlé. Ma bibliothèque constituée depuis l'époque où j'étais étudiant est partie en fumée en quelques minutes seulement.»[...]

Gbagbo : «Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture»«En fait, les Français ont encerclé la résidence et au lieu d'achever leur mission, c'est-à-dire de venir me prendre eux mêmes, ils ont plutôt envoyé les rebelles me prendre. Je tiens tout de même à préciser qu'ils ont envoyé les rebelles m'arrêter devant les caméras. Toutes les images que vous avez reçues sont les images des soldats français. Ce sont les soldats français qui filmaient ma capture. Ils tournaient avec des caméras à la résidence et à l'hôtel du Golf. Plus tard, ils ont fait venir des journalistes français pour d'autres images de moi. Il n'y avait pas de journalistes africains tournant les images au moment de mon arrestation.»[...]